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Chelsea Light Moving

Écrit par - Sam Derijcke (traduction Suzanne Diependael, adaptation Bernard Dagnies) -

Chelsea Light Moving c’est le nouveau groupe fondé par Thurston Moore, l’ex-leader de Sonic Youth. Et manifestement, après avoir écouté cet album, on pense immédiatement à… Sonic Youth. Evidemment, c’est quand même lui qui a forgé le son du défunt groupe mythique, alors qu’est-ce qui l’empêcherait de poursuivre son développement. En outre, il faut reconnaître que le dernier elpee solo de Lee Ranaldo ne casse pas des briques. Quant à Kim Gordon, elle est retournée faire du noise avant-gardiste dans une cave, au détriment de nos oreilles…  

Moore avait déjà tenté quelques aventures en solitaire. « Trees outside the academy » et « Demolishes thoughts » ne manquaient pas d’allure. Aussi ce n’est pas trop grave s’il laisse les boutons de distorsion de ses guitares faire des heures supplémentaires. Et si le résultat doit ressembler à du Sonic Youth, pourquoi pas, puisque dans le style, il n’a aucun rival…

Sur cet opus, la gratte de Moore emprunte parfois des riffs particulièrement puissants, des riffs dignes du stoner de Karma to Burn (« Sleeping were I fall », « Alighted »). Plus punk, « Lip » marche un peu à contre-courant. Et il semble que Mike Watt et son Minutemen se sont joints à la partie. Le reste du long playing recèle tous les meilleurs ingrédients made in Sonic Youth. Les sonorités grincent, déchirent, troublent et instinctivement retrouvent leur fil mélodique, même si ce fil est tellement fragile…  

Le disque s’achève par « Communist Eyes » une petite bombe corrosive, caustique, un morceau plutôt court de lo-fi punk qui reflète les pulsions juvéniles du rebelle Thurston Moore.

Chelsea Light Moving lui permet en tout cas de souffler sur les braises de son univers post Sonic Youth…

 

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