Il y a plus de quatre mois que cet Ep prend la poussière sur ma pile de cds à chroniquer. Depuis que je l’ai reçu, je retarde constamment l’échéance. Je ne parviens pas à l’écouter. Pourquoi ? La pochette ! D’un point de vue esthétique, on devrait interdire de publier des disques aussi mal fagotés…
Dans leur biographie, on apprend que les trois musiciens ont déjà participé à différents projets, gagné quelques concours, et qu’ils ont eu l’occasion de tourner au sein de plusieurs pays francophones.
Fondé en 2010, Airco ambitionne de faire du rock en s’exprimant dans la langue de Molière ! Belle initiative, certes ! Malheureusement, cet Ep risque plutôt de décourager les audacieux qui auraient envie d’opter pour un choix semblable. Après le quart d’heure consacré à cet Ep éponyme, on en conclut qu’à défaut d’avoir une âme de poète autant chanter en anglais, la forme passe mieux et on ne s’attarde pas sur les paroles. Et comme le niveau musical n’est pas plus élevé… Il est même d’ailleurs en parfaite adéquation avec le chant. Le rock d’Airco est daté. Aucune puissance. Des mélodies entendues et réentendues… Il n’y a malheureusement rien à sauver sur cet Ep. Quoiqu’en l’abordant au second degré, on pourrait esquisser un sourire.

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