Beachwood Sparks est une formation californienne, issue de Los Angeles très exactement, qui s’est séparée en 2002, avant de se reformer en 2008. Outre les Eps et les singles, leur discographie compte quatre albums : un éponyme en 2000, « Once We Were Trees », l’année suivante, « The Tarnished Gold » en 2012 et ce « Desert skies », un opus qui réunit des enregistrements datant de 1997 réalisé par le line up originel. Gravé en single, « Desert skies » était, à l’origine un single. Il était sorti en 1998. Et sert donc également de titre à cet elpee. Outre les huit titres d’époque, le disque est enrichi de 4 bonus tracks. Trois versions différentes du tracklisting, dont une originale de « Time », ainsi qu’un inédit, « Charm ».
A leurs débuts, le band s’inspirait manifestement de la musique West Coast de la fin des sixties et du début des seventies. Et en particulier Buffalo Springfield, les Byrds, Flying Burrito Brothers, Grateful Dead voire Jackson Browne. Mais pas seulement. Déchirés entre psychédélisme, americana et garage, certains titres sont alors bien dans l’air du temps. Imprimé sur un mid tempo, le mélancolique et vivifiant « Time » évoque ainsi le Paisley Underground de Dream Syndicate. Plus léger, « Make it together » aurait pu figurer au répertoire des Posies, tout en adressant un clin d’œil aux Beach Boys. Enlevé, caractérisé par ses interventions de claviers vintage, « Watery moonlight » pourrait être le chaînon manquant entre Inspiral Carpets et les Zombies. Plus curieux encore, l’une ou l’autre plage baignent dans un climat réminiscent des Stone Roses, mais privé de house. Et je pense tout particulièrement à « This is what it feels like », malgré ses intervalles sinusoïdaux, sydbarretiens. Un psychédélisme le plus souvent aventureux. Parfois même audacieux. Capable de virer au space rock voire au kraut rock. Et si les interventions de guitare ainsi que de pedal steel sont particulièrement vivifiantes, il faut reconnaître que l’amplitude du drumming booste les compos, même les plus mélancoliques. Et au vu des références susvisées, vous vous doutez que les vocaux sont soignés. Enfin si les esprits chagrins reprocheront certainement un manque d’homogénéité à ce long playing, c’est tout simplement parce que pour l’époque, les compos étaient diablement créatives…

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