Néo-zélandais émigré dans les Vosges, en France, Robert Hancock n’est pas né de la dernière pluie. Entre 1986 et 1989, il a sévi chez The Magic Roundabout. A l’époque, il vivait encore à Wellington, aux Antipodes. Il déménage ensuite à Edimbourg, en Ecosse, où il y fonde June Frost. Il y restera de 1990 à 1996 avant de s’établir à Nancy, où il poursuit l’aventure de son groupe, jusqu’en 2000. C’est à partir de 2001 qu’il se lance dans une carrière solo. Bref, en 15 années de carrière, ce bourlingueur a quand même publié 7 albums, dont ce « You are here ».
Première constatation, Bob possède une superbe voix, comparable à celle de Mark Hollis (Talk Talk). De temps à autre, elle est soutenue ou contrebalancée par celle d’Aurélie Jung, dont le timbre limpide fait absolument merveille, notamment dans les chœurs. Robert joue d’une multitude d’instruments, de la guitare acoustique (souvent), semi-acoustique et parfois électrique, mais également de la basse, de la mandoline, de l’ukulélé et des claviers. Il a reçu le concours de quelques musiciens de studio, mais surtout d’un remarquable percussionniste, Cyrille Lecocq, capable de jongler entre drums, congas, bongos, djembé et j’en passe. Dans le style, il me rappelle un certain Robin Thyne, qui militait au sein de Natural Acoustic Band, fin des sixties, début des seventies.
Au cours de cet elpee, Hancock rend hommage à un ami disparu, un certain Jean-Christophe Massinon, artiste plasticien particulièrement créatif et prolifique. Sur « 12 propositions », tout d’abord, puis « After this time », une compo dont les sonorités me rappellent Ed Kuepper. Bref, un chouette album découpé en 12 plages qui baignent dans une mélancolie douce, parfois amère, mais dont le ton général peut progressivement vous tourmenter l’esprit…

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