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La vie explosive de Fine Lame

Groupe de rock poétique incisif, enflammé, tumultueux, exalté, tranchant, Fine Lame convoque le rock français à appétence littéraire et la tradition du spoken word anglo-saxon. Le groupe a sorti un premier Ep 5 titres le 29 novembre 2022 qui évoque tant le…

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Ce chanteur/guitariste réside dans l’Ohio. A Colombus, très exactement. Il est le président de la société locale de blues, la Colombus Ohio Blues Alliance. Concocté en compagnie des Night Owlz, son premier album remonte à 1998. Intitulé "Provisions", il avait reçu le concours de Christine Kittrell et de Willie Pooch. Sean a également collaboré aux sessions d’enregistrement de deux albums de la chanteuse noire Teeny Tucker (la fille de Tommy) : "Tommy's girl" en 1999 et "First class woman" en 2003. A l’instar de Ronnie Earl et Duke Robillard, Sean est considéré comme un des plus grands guitaristes contemporains.

Le titre maître ouvre l’album. Une compo qui baigne dans le jazz nightclubbien. Une plage typique des fins de soirées, lorsque les pistes de danse commencent à se vider, que les couples s’enlacent, et qu’un mélange de sueur, d’ivresse et de mauvais tabac commence à emplir l’atmosphère. Sean y rencontre le fantôme de T-Bone Walker devant la basse acoustique de Steve Perakis, les balais timides d’Eric Bloom et le piano circonstanciel de John Popovich. "All these worries" prend la direction de Chicago, dans le Westside. Le tempo est accrocheur. Les cordes suivent à la trace les incantations du chanteur. L’homme ne concède que les notes nécessaires face à l’orgue Hammond B3. L’exercice s’opère dans le naturel et la douceur. Les instruments se complètent pour sculpter ce style bien uniforme. Sean pince ses cordes comme un Albert Collins des meilleurs jours devant l’orgue naturellement chaleureux de Miss Linda Dachtyl, tandis que le sax ténor de Chuck Moore se pose à l’avant-plan. Mr Carney chante passionnément "Bad side baby". Une compo bien mise en relief et empreinte d’une extrême sensibilité. Plage intimiste, "I've got a gypsy woman" est illuminée d'un solo aussi incisif que dépouillé. Chicago shuffle, "Pennies & teardrops" libère une sonorité de guitare primaire, proche de celle d’un Jimmy Rogers qui en serait resté au stade des fifties. Sean impressionne, tant son style, tout en décontraction, semble facile. Cet opus, Sean a voulu le partager avec ses amis. Des amis, mais également des musiciens talentueux. Aussi il les invite à monter sur les planches. Tout d’abord, Joe Weaver. Pote à Johnny Bassett, ce vocaliste noir est issu de Detroit. Il reprend "Outskirts of town", une compo signée Louis Jordan. Une fois encore, un blues destiné aux enfumés. Lorsqu’il chante, un frisson vous parcourt d’abord l'échine ; puis vous ne pouvez que succomber au charme de son timbre. Carney en profite pour nous communiquer, note après note, l'émotion qui le hante. Joe revient tapoter sur son piano pour interpréter "Farmboy". Il chante d’une voix assez éraillée. Son ami King Saxe Gene Walker le soutient au saxophone. Sean joue comme un Duke Robillard très inspiré. Willie Pooch est un autre chanteur noir. Originaire de Tupelo, dans le Mississippi, il vit aujourd’hui à Chicago. Il interprète passionnément le célèbre "Tramp" de Lowell Fulsom. Teeny Tucker est une chanteuse talentueuse. Sean et Teeny se rencontrent régulièrement. Pour bosser. Et actuellement, ils tournent d’ailleurs ensemble. Elle vient interpréter son "I live alone", un blues rocker bien enlevé. La diablesse possède une sacrée voix. Sean ne se sent plus. L'ami Phil Berkowitz vient souffler comme un démon dans son harmonica. "I know your wig is gone" marque un retour au jazz. Signée T-Bone Walker, cette plage permet à Jack Popovich Sr de s'illustrer sur les 88 touches en ivoire. Sean chante "That man". Son timbre vocal s’adapte décidément à tous les styles. Un style plutôt proche ici de Jimmy McCracklin. Chuck Moore s’illustre au honky sax. Versatile, Mr Carney emprunte alors la douceur toute californienne de Pee Wee Crayton pour délivrer son "When I trains it pours". Dans ce registre, il épanche des moments très intenses d’émotion, de bien-être et de quiétude. Les trois dernières plages ont été immortalisées ‘live’. Deux au Skylark Lounge de Denver. En mars 2006. Son ami guitariste Steve Gerard y participe. Et une au Smokin' Oyster Brewery. A Ft Meyers. La finale. Willie Pooch y fête son retour pour chanter "Take off your shoes". Sean vient de signer un album véritablement exceptionnel !

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