Pour enregistrer son troisième elpee, Vegas a bénéficié du concours de Leo Grandperret ainsi que de Charles De Schutter, responsables de la mise en forme –notamment– de disques pour M, Vismets, Superbus et Stereogrand. Un opus qui fait suite à un éponyme publié en 2006, et à « An hour with », en 2011.
A l’instar d’un concept album, « Everything you know is wrong » est découpé en quatre chapitres pour 13 plages. Des compos dont les lyrics sont signés Palladia C., une fan de longue date, des textes qui racontent une histoire dont les thèmes majeurs sont l’amour et la joie de vivre.
Première constatation, le son est parfait. Dans un style pop/rock contemporain qui fait appel à la fois à l’instrumentation basique et à la technologie moderne. A la croisée des chemins des Yankees de The Killers et des Britanniques de Kaiser Chiefs. Hormis les plus intimistes « On my way home » et « I don’t really care », qui se bornent au piano et à la voix, ainsi que « Fire », une valse électrique qui a servi de B.O. au court métrage « Frank & Dean », les dix autre titres sont imprimés sur un tempo plutôt enlevé. Certaines pistes seraient même susceptibles de faire le bonheur du dancefloor. La voix d’Alky Stoner est bien timbrée, la ligne de basse grondante ou caoutchouteuse, les accords de gratte judicieux et parfois cinglants, les claviers –souvent vintage– vivifiants, mais surtout, le drumming à la fois souple, ample et offensif. Et à l’instar des deux références susvisées, le sens mélodique autant que les chœurs sont hymniques. Quant au single « I know », il me fait parfois penser au « Video killed the radio star » des Buggles. Excellent de bout en bout, ce long playing souffre quand même d’une certaine linéarité dans le ton, ce qui l’empêche de se démarquer d’une vague pop/rock un peu trop dans l’air du temps à mon goût…

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