Digne héritier de Tom Buckley, Nick Drake, Scott Walker et Arthur Lee, Moose nous livre aujourd'hui son troisième album. Première constatation, la formation a subi de profonds remaniements de personnel. Tout d'abord Mig Morland, ex-Moonshake, remplace Ritchie Thomas, parti rejoindre Butterfly Child. Ce n'est pas tout, puisque le line-up s'est élargi à un sextet. "Live a little love a lot" a reçu, en outre, le concours d'une flopée de collaborateurs. Nathalie Fox, violoniste chez Divine Comedy, Elisabeth Frazer, chanteuse de Cocteau Twins, Michaël Conroy, bassiste du défunt et légendaire Modern English, etc. Et puis il a bénéficié de la collaboration d'une section à cordes et d'une autre à cuivres. Tout un environnement qui permet à Moose de vous plonger dans un monde douloureusement et étrangement sensuel. Un peu comme chez House of Love, dans sa phase la plus acoustique. Bref un chouette album pour ces adeptes de la mélodie bleue, dont les mélodies fragiles, vulnérables, se liquéfient dans la poésie surréaliste, à la recherche des émotions mélancoliques, romantiques. L'opus s'achève par une composition de toute beauté, "Regulo 7", fragment plus enlevé, rafraîchissant, nous rappelant qu'un songe sonore peut également se vivre les yeux ouverts.

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