Wonderstuff ayant déposé les armes, le quintet de Stourbridge devrait logiquement doubler son potentiel d'aficionados. D'autant plus que dans le style, la concurrence se fait plutôt rare. Et comme son nouvel album est tout à fait remarquable, le calcul nous semble même sous-évalué. Habillé d'une pochette sobre, artistique, illustrée par l'emblème clouté du groupe, "Brainblood Volume" manifeste une palette d'émotions beaucoup plus large. Eveillant des sentiments de colère, de frustration, d'anxiété, d'amertume, de dégoût ou d'angoisse juvénile à travers des compositions plus riches, plus nuancées mais toujours aussi contagieuses. Onze fragments qui allient fraîcheur, puissance et énergie. Depuis l'intro corrosif, échevelé (Therapy ?), "All I ask of myself is that I hold together" jusqu'au hip hop raffiné, vaporeux "Floote", en passant par l'introspectif "Talk me down" et le presque noisy, découpé dans les cordes de guitare chatoyantes, gémissantes, "... to be right" (House of Love ?). Sans oublier les standards grebo, les incursions fugitives dans l'éther psychédélique et le clin d'œil à la pop néo romantique (Duran Duran ?) ; Jon empruntant alors les inflexions vocales de Simon Le Bon. Et pour être complet, sachez que Tim Palmer (James) s'est acquitté à la perfection de sa tâche de producteur...

Nederlands
Français 
