Fondé au tout début des eighties, cet ensemble californien est un peu considéré avec Hüsker Dü, comme un des piliers du hardcore juvénile yankee. Et pourtant, bien que responsable d'excellents morceaux de plastique, qui dénonçaient, entre autres, les inégalités sociales causées par le reaganisme et ses appendices, Bad Religion n'est jamais parvenu à s'extraire d'une certaine marginalité. "Suffer" en 88, "No control" en 89, "Against the grain" en 90 et "Generator" en 92 en sont probablement les plus beaux exemples. Et ce n'est pas "Strange than fiction" qui risque d'inverser la tendance. Pourtant, les compositions sont intenses, urgentes, moins filandreuses, moins épileptiques, moins crépitantes, plus punk que chez le défunt et mythique trio de Minneapolis, mais toutes aussi rafraîchissantes. Pas pour rien que ce quintet avance que le punk hardcore n'est qu'une nouvelle forme de musique folk...

Nederlands
Français 
