Originaire de Buffalo, David Michael Miller est très tôt contaminé par la soul et le blues. En 1995, il monte Painted by Moses, un groupe qui pratique surtout le gospel. Inspiré par son voisin de Buffalo, Tommy Z, il fonde alors Beautiful Bones en compagnie de son fils et son neveu. Au répertoire : blues et soul ! On le retrouve plus récemment, lorsqu’il assure le rôle de chanteur au sein de Dive House Union. Une aventure ponctuée par l’enregistrement de deux opus live. L'an dernier, il rencontre le producteur local, Jesse Miller. Ce qui va lui permettre de concocter son premier long playing solo. En fait, David souhaite prioritairement être reconnu comme compositeur. Il signe d’ailleurs l’intégralité des pistes de ce disque. Il assure également le chant et la guitare. Il est soutenu par une section rythmique réunissant le drummer Carlton Campbell et le bassiste Daric Bennett. David est très proche des Campbell Brothers, un ensemble de gospel blues qui a forgé sa notoriété dans un style baptisé ‘sacred steel’. Au sein du line up, figurent trois frères aux cordes et un des fils du trio, à la batterie. En l’occurrence Carlton, qui a apporté son concours lors des sessions d’enregistrement. Deux des frangins, Darick et Chuck y ont également participé. Enfin Jesse Miller, préposé à la mise en forme, se charge de la plupart des parties de claviers.
"Hand me downs" ouvre la plaque. Un véritable brûlot. Ou si vous préférez une claque très électrique, caractérisée par ses changements de rythmes ; même si au galop, c’est surtout le tempo du boogie qui est adopté. La lap steel de Darick Campbell est percutante. Une plage très travaillée, fort bien produite. "Edge of the end of the world" change radicalement de style. Le morceau baigne au sein d’une ambiance exotique chaleureuse. Les interventions vocales sont excellentes. L'orgue de Jim Ehinger et le saxophone de Barry Arbogast tirent parfaitement leur épingle du jeu. Les interventions de Chuck Campbell sont particulièrement émouvantes, tout au long de "Memphis Belle", une superbe plage lente, que chante David, d’une voix bien mise en relief. Soul/blues d’une grande pureté, "Hope finds a way" est impeccablement structuré. Une charpente qui permet au chant limpide de se détacher de son environnement, avant que guitare, piano et cuivres ne prennent à leur tour, un billet de sortie. "Moonshine" poursuit dans le même esprit, nonobstant la présence de la trompette de Stephen McLean Jr. Miller soutient à nouveau Patrick Campbell, lorsque se dernier récupère la pedal steel, pour attaquer "Spent", un R&B bien saignant. Il la cède ensuite à Darick, pour aborder "Carolina bound", une bien jolie ballade. Autre ballade, "Careless" est une piste indolente, émouvante, soulignée par l'accordéon de Ron Davis. Superbe ! "Oncce" est sculpté dans de l’excellent r&b funkysant. Plage atmosphérique, "Movin' on" se distingue par sa remarquable intervention d’orgue que se réserve le producteur, Jesse Miller…

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