Son père était d’origine calabraise. Elle est née à Newtown, en Pennsylvanie, un faubourg de Philadelphie, où elle vit d’ailleurs toujours. Agée de 29 ans, Gina Sicilia a chopé le virus de la musique dès son plus jeune âge. Alors qu’elle n’est encore qu’adolescente, elle écrit ses propres chansons. Ce qui ne l’empêche pas de réussir ses études de journalisme. Elle enregistre son premier opus, "Allow me to confess", en 2006, sous la houlette de Dave Gross, qui semble être son compagnon. Elle embraie par "Hey sugar", en 2008 et "Can't control myself" en 2011. Et enfin "It was'nt real" en 2013, pour le label Vizztone. Elle y adapte le succès d’Etta James, "Don't cry baby". Ce qui explique pourquoi, par la suite, on va la comparer à cette célèbre chanteuse de blues.
"The Alabama sessions" est un Ep 5 titres qu’elle autoproduit. L’an dernier, elle a émigré à Nashville. Et en janvier de cette année, elle s’est rendue à Sheffield, dans l’Alabama voisin, pour y entrer aux célèbres Muscle Shoals, afin d’enregistrer ce disque. Cinq compos qui traduisent un changement de cap. Elle veut en quelque sorte y signer sa déclaration d'indépendance, une espèce de survie, selon ses propres mots!
Son backing group a également changé. Le line up réunit ainsi Bryan Farris (guitares et piano électrique), Mike Vargo (basse) et Scott Key (batterie).
Première constation, les cinq plages affichent une coloration différente. "Sinkin' low" est une piste séduisante et rafraîchissante, qui jouit manifestement d’un potentiel pop. La voix de Gina n’a guère changé, mais elle est mise en exergue sous un autre angle. Je préfère "Wasted it all on you", une compo plus intimiste, au cours de laquelle son chant d’une grande pureté se libère de cet environnement de cordes acoustiques, traversé par un solo subtil et discret, dispensé par Farris. Bien plus proche du blues, "I'm in trouble" replonge dans son ancien style. Farris se révèle un gratteur efficace au sein de cette instrumentation qui met une nouvelle fois bien en exergue les vocaux accrocheurs de Gina. "No use at all" est hanté par la Music City de Nashville, une ballade country savoureuse, au cours de laquelle toute la sensibilité naturelle de l'artiste est parfaitement restituée. "My love" est une chanson très personnelle. Confidentielle, même. Elle y exprime ses sentiments, sa passion ou alors elle cache bien son jeu. On en apprendra davantage lorsqu’elle publiera son nouvel album…

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