Nocive et addictive l’électro de Tobacco ? Signé sur Ghostly International, ce side-projet imaginé par l’Américain Thomas Fec, leader des Black Moth Super Rainbow, ne met en tout cas pas tous les atouts dans son jeu en choisissant un tel patronyme. Imaginez la fastidieuse recherche d’infos sur le Net pour dénicher des infos… « Ultima II Massage » constitue le troisième volet de cette singulière aventure. Elle fait suite à deux premiers actes parus sur Anticon. Pour explorer la face la plus sombre de sa personnalité, le bidouilleur de Pittsburgh s’est à nouveau servi d’instruments insolites (machine à écrire) et analogiques (synthés vintage). Et le résultat est aussi étrange que fascinant. Il y aborde d’ailleurs des thèmes aussi variés que les sucettes ou… l’éjaculation, via une multitude de voix trafiquées. Entre cauchemar étouffé (« Good Complexion »), vignette pop déviante (« Eruption ») et dance pompée dans les égouts (« Lipstick Destroyer »), l’électro de Tobacco n’est pas facile d’accès ; et, en outre, s’avère insidieusement nuisible pour la santé mentale des mélomanes. La réponse yankee au tout aussi dérangé frenchie Mr. Oizo, en quelque sorte…

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