A première lecture, le nom de Tomas Barfod ne me dit pas grand-chose ; mais en approfondissant le sujet, on apprend qu’il s’agit en réalité du batteur qui milite au sein du groupe danois WhoMadeWho. Après avoir gravé un album en compagnie de son band, il a pris congé de ses camarades pour en revenir à son projet solo, afin d’enregistrer un second album.
Tomas Barfod a donc troqué ses fûts contre des claviers et des boîtes à rythmes. Tout au long de « Love Me », il explore un univers électronique et semble y prendre un grand plaisir. Cet album possède un fil conducteur. Afin de donner du relief aux morceaux et qu’on puisse y accrocher plus aisément, Tomas a eu la judicieuse idée d’inviter plusieurs collègues à poser leur voix. En début de parcours, c’est Luke Temple (chanteur de Here We Go Magic) qui apporte la sienne sur « Bell House », un titre atmosphérique que l’Américain met parfaitement en valeur. S’ensuivent plusieurs plages, au cours de laquelle Nina K, une jeune compositrice suédoise, vient chauffer l’atmosphère. Chaque titre auquel elle participe est un tube en puissance, à l’instar de « Pulsing » et « Busy Baby ». Défilent encore derrière le micro, Brian Batz (artiste danois actif sur la scène électro) et son acolyte chez WhoMadeWho, Jeppe Kjellberg, pour ne citer qu’eux. Mais le tour de force réalisé par Barfod, c’est que malgré les nombreux collaborateurs, et le tracklisting partagé entre titres ultra pop et pistes contemplatives, il parvient à garder une homogénéité à l’ensemble tout en imprimant sa touche personnelle. Bref, « Love Me » s’écoute du début à la fin, avec autant de plaisir.

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