Après avoir touché à la poésie, au dessin et à la peinture, ce Châlonnais a décidé d'embrasser une carrière musicale. En fait, Mano a beaucoup de choses à raconter. Toxico à quinze ans, séropositif à vingt-quatre, il n'a plus beaucoup de temps à perdre. Tout au long de "La Marmaille Nue", il nous parle de déprime, de solitude, d'absence d'idéal, et bien sûr de SIDA sur un ton brumeux, écorché, imprégné d'un drôle de trémolo. Entouré d'une formation qui limite sa participation à la clarinette, au violon, à la guitare et à l'accordéon, son expression flotte entre guinguette, jazz et flamenco, un style qui malgré quelques affinités avec Les Négresses Vertes ou Pigalle s'inscrit plutôt dans la tradition de la bonne chanson française...