Il s’agit du second album de Polar Circles, une formation suisse. Et cet opus est la parfaite démonstration que les pénibles Nickelback sont parvenus à faire des émules jusqu’au sein de la vieille Europe… A l’instar de « Landmark », titre d’ouverture, et de loin le moins bon morceau de l’opus. Une piste sculptée dans le rock FM sirupeux et lourdement lyrique. Heureusement, le quatuor semble plus à l’aise dans le registre pop, comme sur le très cool « Heavy Words ». Entre ces deux pôles divergents, les morceaux musardent tour à tour dans l’univers propre à Incubus nouvelle mouture (« Burnt Memories »), la ballade rock (« Time to Shine ») et les inoffensives salves heavy-pop (« Promises »).
Soulignons quand même les excellentes aptitudes des musicos, qui semblent avoir fait leurs gammes dans le monde du jazz. Sans oublier la voix, maniérée, mais impeccable, et la production parfaite… Si Polar Circles avait été américain, il remplirait les stades. Or, il est issus de Lausanne, agréable cité helvétique plus connue pour son architecture durable et son lac que pour ses riffs de guitares…

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