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Electric woman

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Eliana Cargnelutti est originaire d’Udine, en Italie. Elle est lauréate du Conservatoire de Ferrara. Comme guitariste. Section jazz. Elle est également chanteuse. Elle avait enregistré un premier album solo en 2013, "Love affairs". Depuis elle a signé chez Thomas Ruf, pour lequel elle vient donc de publier « Electric woman ».

"Electric woman" : une femme électrique. Un titre éloquent. Et Eliana l'est! Elle le démontre dès l'ouverture, "Why do I sing the blues", un titre rock, funky et finalement pas très blues. Pas vraiment la meilleure plage de l’opus. A contrario, tout au long de "Just for me", elle se sent comme un poisson dans l’eau. Métalliques et puissants, les riffs sont dispensés par l’Américain Alberto Castiglia. Il se charge d’ailleurs personnellement des arrangements. Et par ailleurs, c’est également lui qui a réalisé la mise en forme de l’LP. Eliana embraie par deux reprises fort intéressantes. Tout d’abord "Street corner talking", l'un des plus grands succès de Savoy Brown. La Transalpine nous y accorde un bon exercice de style aux cordes, tout au long de cette version respectueuse de l’originale. Puis le "Soulshine" de l’Allman Brothers Band, une plage signée par Warren Haynes. Miss Cargnelutti s’y révèle bien plus convaincante. Sa présence vocale est indéniable. Les interventions à l'orgue de John Ginty sont impeccables. La section rythmique est assurée par le bassiste Roger Inniss et le drummer Jamie Little. Elle balise parfaitement le rocker "Show me", mais la voix d'Eliana ne semble pas ici vraiment dans son élément. Parmi ses meilleures compositions, on épinglera "I'm a woman", une piste imprimée sur un mid tempo qui marche sur les traces de ZZ Top, "Freedom", un morceau caractérisé par des riffs puissants, au cours duquel elle s’autorise une sortie aux cordes en écrasant ses pédales de distorsion, et "I saw your eyes", une ballade cool, paisible, qui permet à Eliana de se concentrer davantage sur les vocaux. La cover du "There's gonna be some rockin'" d'AC/DC est bien balancée ; mais c’est surtout la slide explosive de Castiglia qui fait la différence. Frénétique, sauvage, "Eliana's boogie" clôt le long playing, un instrumental au cours duquel Miss Cargnelutti et son ami floridien Castiglia rivalisent d’adresse ; et finalement, c’est quand elle est confrontée à un autre gratteur qu’Eliana se montre la plus efficace. Encore jeune, Eliana doit encore se forger son expérience. Et puis au fil du temps, sa voix sera aussi, sans doute, plus adaptée au blues…

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Eliana Cargnelutti
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Ruf / V2
  • Date: 2015-01-09
  • Rating: 3
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