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Everything sacred

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Il est toujours agréable de retrouver le songwriter écossais. La dernière fois, c’était lors de la sortie de son excellent douzième album, « The cellardyke recording and wassailing society ». Deux ans plus tard, le troubadour nous propose un nouvel essai conceptuel, concocté en compagnie de Suhail Yusuf Khan et Jon Thorne. Musicien et chanteur indien, le premier est passé maître dans l’art de la sarengi (instrument à cordes oriental) ; contrebassiste, le second est actif sur la scène électro/jazz et sévit chez Lamb.

« Everything Sacred » est donc le fruit de la rencontre entre deux mondes. Oriental et occidental. Le premier est alimenté par la voix et le sarengi de Kahn. Le deuxième, plutôt folk et anglo-saxon, est entretenu par Yorkston et Thorne. Les trois artistes se partagent les compositions.

Dépassant le quart d’heure, le premier morceau permet de découvrir l’instrument traditionnel de Khan. Lors des deux plages suivantes, l’Irlandaise Lisa O’Neill reprend le texte d’un poète écossais, Ivor Cutler (« Little Black Buzzer ») ainsi qu’un morceau de Lal Waterson (« Song for Thirza »). Avant que Yorkston ne décide de cuisiner plusieurs de ses compositions à la sauce orientale (« Broken Wave (Blues for Doogie) », « Blues Jumped the Goose »).

Bref, le résultat est plutôt singulier et nécessite un attrait pour la musique orientale, pour être apprécié à sa juste valeur. Encore que les inconditionnels de James Yorkston ne devraient pas trop être dépaysés, vu le potentiel créatif de cet artiste…

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