Jacques Stotzem est un brillant guitariste. Il privilégie cependant la sèche. Sa technique au picking est épatante. Agé de 57 ans, il est belge. Issu de Verviers, très exactement. Il puise ses sources aussi bien dans le folk, le jazz, le blues que le rock. Au cours des eighties, Jacques avait gravé trois vinyles. Depuis, il a publié de nombreux compact discs, dont "Catch the spirit", en 2008, un opus qui a décroché un beau succès!
Pour rendre hommage à Rory Gallagher (NDR : Irlandais, ce remarquable guitariste s’est éteint, il y a déjà 20 ans ; c’était en juin 1995), il a donc décidé d’enregistrer ce ‘tribute’. Stotzem avait été frappé par le concert de Gallagher, accordé en octobre 1977, à Liège. Il a sélectionné neuf compos dans le répertoire du natif de Ballyshannon. Des titres composés au cours des 70’s après son aventure vécue chez Taste. Et il les a arrangés dans son fingerstyle. Uniquement en version acoustique.
Jacques respecte la ligne mélodique de chaque morceau, avant de les colorer de sa propre passion. Et le résultat ne maque pas de charme. A l’instar de "Moonshine" ("Calling card" - 1976). "Just the smile" ("Gallagher », premier opus solo, 1971) baigne dans un univers empreint de douceur, de beauté et de mystère. "Tattoo'd lady" est sans conteste une composition majeure de Rory. Elle a donné le titre à l'album "Tattoo" (1973). L’adaptation est chargée de feeling. Et l’exercice de style, de haute facture. "Wheels within wheels" est un titre peu connu dans la discographie de l’artiste défunt. Et pour cause, il n’a été gravé que 10 ans après sa mort. Jacques manifeste une grande réserve sur cette version en y privilégiant la délicatesse. Il se sert du bottleneck, comme Gallagher, sur "Country mile", un blues qu’il aborde avec le même panache. En 1975, Rory avait repris le "Out on the Western plain" du légendaire Leadbelly, une plage qui figure sur "Against the grain". La nouvelle mouture est à la fois intense et d’une beauté immaculée. Deux pistes sont extraites de "Top Priority" (1979), "Wayward child" et Follow me". L’intensité des interprétations est à fleur de peau ! Plutôt ragtime, "Don't know where I'm going" ("Deuce" - 1971) met en exergue sa technique complexe au picking. Etonnant !

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