Les bras en croix, il a le teint hagard et les membres engourdis, mais concentre la hargne du survivant. Avec une précision chirurgicale, Dragons a fait renaître le spectre des regrettés Joy Division. Ambiance sombre et énigmatique d’où s’élève une voix d’outre-tombe ; la batterie martèle au métronome sur des harmoniques anxieuses et des guitares crispées. L’attente d’un paroxysme annoncé tire l’album dans une urgence souvent jouissive. Malheureusement, le contenu laisse plus perplexe. « Here are the roses » toussote des mélodies avortées. A découvert, il respire plus souvent la copie pâle, affable et surannée. Car à l’opposé d’Interpol et Editors, Dragons perd en singularité autant qu’il excelle en reconstitution. Les plus sceptiques crieront au blasphème ou à l’imposture. Les autres laisseront une chance à ce son puissant et ces références admirables. Les coutures sont solides, la force ne manque pas, mais jamais les balbutiements du disciple n’égaleront la parole du maître. Et aussi fidèles et dévoués soient les deux protagonistes de Dragons, ils effleurent autant l’anachronisme que le génie imitateur. Un album dispensable pour qui n’a pas encore exploré avec zèle les discographies de Joy Division et New Order ; curieux et intéressant pour les insatiables du mouvement, qui y trouveront une explosion de miettes cold wave au goût amer. Non, Ian Curtis n’est pas ressuscité.
Sur « Idols », Yungblud franchit un cap et affirme son identité musicale avec force. Toujours porté par une énergie brute et une notoriété en pleine ascension, le chanteur britannique livre un troisième album studio aussi puissant que varié. Dès « Hello,…
La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…
TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique…

Ozark Henry connaît la musique Parker…
C'est vrai, l'attente a été terriblement longue ! « Us », son dernier album studio, date de 2017. Dans le monde éphémère de la musique pop, où les stars vont et viennent, c'est une éternité ! Mais il faut parfois savoir être patient, et en livrant « Light »,…
La fresque de Vincent Delerm
Six ans après « Panorama », le chanteur cinéaste au cœur battant Vincent Delerm élargit…
Nederlands
Français 
