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Infected with the blues

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Chanteur/guitariste, Spencer MacKenzie vient à peine de fêter ses 17 printemps. Joe Bonamassa et Joni Lang, notamment, ont également entamé une carrière musicale, dès leur plus jeune âge. Cette année, il s’est présenté à l’International Blues Challenge de Memphis dans la catégorie spécialement réservée aux jeunes talents. Et sa récente sélection par la Toronto Blues Society lui permettra de se présenter à l’IBC de Memphis, en 2017. "Infected with the blues" constitue son premier elpee, un disque partagé entre reprises et compositions personnelles.

L’opus s’ouvre par le titre maître. Signé par Spencer, cette compo est certainement la meilleure du long playing. Un blues classique au cours duquel la guitare se révèle impeccable, le chant est parfaitement assuré, alors que David McMorrow s’autorise un envol brillant au piano. MacKenzie s’attaque à "Mess around", un superbe R&B issu de la plume d’Ahmet Erttegun, ex-boss du label Atlantic, une composition popularisée par Ray Charles. Les musiciens tirent parfaitement leur épingle du jeu ; et tout particulièrement McMorrow au piano ainsi que Bill Holinaty aux saxophones. "Devil under her skin" nous entraîne dans le delta. L’intro est géniale. Brant Parker, spécialiste canadien de la cigar box guitare, brille au bottleneck. Et tout aussi talentueux, son compatriote Max Hillier lui emboîte le pas. Persuasive, la voix de Spencer est épaulée par des voix féminines, communiquant un climat gospel à l’ensemble, qui ne manque pas de charme. La version du classique "Kissing in the dark" de Memphis Minnie est très réussie. Plutôt fragile, la voix est soutenue de nouveau par les chœurs, alors que pleinement maîtrisée, la gratte prend un billet de sortie. Blues lent, "Goodbye Lucille" rend hommage au grand bluesman disparu, BB King. Spencer injecte énormément de passion dans son intro, en ne dispensant que les notes nécessaires. McMorrow double piano et orgue Hammond. "Jumpin’ from six to six" prend un sérieux coup de jump et de swing. Les solistes y excellent ; à l’instar du saxophoniste Bill Holinaty, du trompettiste Ryan Baker, mais surtout de McKenzie sur sa six cordes, qui paie littéralement de sa personne. "Sinner’s prayer" est un autre blues lent. La voix de Spencer est à la fois rageuse et passionnée tout au long de ce morceau signé Lowell Fulson. Manifestement, il vit son blues. Et le long playing s’achève par une adaptation personnelle du classique de Jimi Hendrix, "All along the watchtower", une piste au cours de laquelle les cordes sont aventureuses. Pour un premier essai, "Infected with the blues" ne manque pas d’allure. Le long playing est un peu court ; aussi, il aurait peut-être fallu que l’artiste soit un peu moins bavard…

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Spencer MacKenzie
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Autoproduction / Sarah French Publicity
  • Date: 2016-05-13
  • Rating: 3
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