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Le John Weeks Band est issu de Denver, au Colorado. Il représentera son Etat, lors du prochain International Blues Challenge de Memphis, qui se déroulera fin janvier 2017. John Weeks en est, bien entendu, le leader et membre fondateur. Il a monté le combo en 2013. Né en France, il s’est régulièrement produit à Paris, au cours des nineties. Au sein du backing group, militent la chanteuse Stacey Turpenoff (NDR : elle est originaire de St Louis) et le chanteur/claviériste Danny Haynes (NDR : ce Texan a longtemps vécu en Australie) ; sans oublier la section rythmique, constituée du bassiste Stephen Whitfield et du drummer Robert Fiorino. Le JWB avait publié un premier album en 2014. Il est éponyme. Les sessions d’enregistrement de "Dark Angel", le second opus, ont été réalisées au sein du studio Macy, à Denver. Les dix pistes de ce long playing sont signées par le JWB.

"The hole" est une solide entrée en matière. John opère sa première sortie sur ses cordes en écrasant ses pédales wah wah. Une plage tapissée par l’orgue Hammond et que chante Miss Turpenoff. Sa voix est chargée de passion. Et elle le démontre tout au long de "The blues just got more blue", un blues lent dépouillé que souligne le piano acoustique de Danny. En général les morceaux adoptent un tempo indolent. A l’instar du minimaliste "How can you love me", un long blues dominé par les interventions du piano et la basse de Stephen. Stacey vit intensément les paroles des chansons avant de céder le relais au leader, qui se réserve un superbe solo, mais tout en retenue, puisant au maximum dans le plus profond de sa sensibilité personnelle. "The one" évolue sur un tempo lent. L’orgue est majestueux. Et le solo de Weeks qui écrase allègrement ses pédales wah wah est remarquable. Stacey n’est pas la seule vocaliste. Danny Haynes se réserve le micro pour son "Closer to home" ; une compo agréable et bien rythmée qu’il interprète d’un timbre nasillard. Et il remet le couvert tout au long du léger "What does it take?". Stacey et John partagent les vocaux sur deux ballades blues/roots. Tout d’abord "Devil in my house". Puis, "Impossible", un morceau dont la mélodie est raffinée par les cordes acoustiques et le piano. Le titre maître clôt le long playing. Un dernier blues lent au cours duquel Miss Turpenoff étale toutes ses aptitudes vocales. Qui ne manquent pas de panache. Sa voix dialoguant avec le piano et la guitare au cœur d’une atmosphère à la fois enchanteresse et saisissante… 

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: John Weeks
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Autoproduction / Frank Roszak Promotions
  • Date: 2016-11-09
  • Rating: 4
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