Quatre ans que les fans l’attendaient, pétrifiés dans leur short militaire : le cinquième album des Liar, sans doute un des meilleurs groupes de metalcore (hardore, metal, trash) de notre plat pays. Où il est toujours question de violence, de haine, d’anticléricalisme et de bidoche sanglante. Où les guitares crissent comme du papier de verre sur le canon d’un revolver, où le chant se confond avec une extraction des amygdales, où le batteur se prend pour Dave Lombardo. Le posse flamand du H8000 n’a jamais fait dans la dentelle, sauf qu’ici c’est encore pire. Tu veux du sang, tu aimes Bolt Thrower, Congress et Bleeding Through ? Prépare les sparadraps, et surveille tes tympans : s’ils bourdonnent, tu es sur la bonne piste.