Un dixième album studio pour Idlewild

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Le parfum de vie de Goudi

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La subversion est-elle facteur essentiel d’évolution? La question partage visionnaires, prophètes et hauts dignitaires du rock. Pour leur part, les artisans de la musique moderne persistent à tisser les mailles d’une histoire dont la métamorphose n’exige aucune réponse. Les chantres du siècle nouveau s’activent, visitent les alvéoles des genres et en retirent le nectar le plus précieux. Architecture In Helsinki est de ceux-ci. Cameron Bird, cheville ouvrière de cet audacieux projet, propose une collection de titres qui s’agenouille dans les chapelles sans jamais s’attarder pour la prière. L’electronica, le rock, le baroque, le folk et le psychédélisme se côtoient, tournoyant ensemble autour de multiples instruments en bois. La sensation de légèreté foudroie l’auditeur : c’est exubérant, doux et sautillant comme une fin de soirée estivale. Ne rien faire, s’amuser, écouter ces sons loufoques affluer et converger vers un point commun, zénith de naïveté et de génie. De « Tiny Paintings » à « Wishbone » en passant par « Do The Whirlwind », Architecture In Helsinki ne laisse aucune place à l’amertume. Les huit membres de la chorale australienne (et non finlandaise) traversent des textes graves, moments délicats de l’existence (« In Case We Die », « The Cemetery »), sans accorder la moindre importance à la désespérance. Comme chez The Arcade Fire, les ‘funérailles’ sont prétextes aux plus belles réjouissances. Architecture In Helsinki livre ses confessions les plus intimes, le cœur empli de passion et de bonnes résolutions. Filles et garçons, à l’unisson, chantent et construisent un disque que ne renierait pas l’architecte Alvar Aalto. Assurément conquis par ces formes innovantes et organiques.

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