La ganja avait une odeur. Elle a désormais un son. Dans la dimension Brightblack Morning Light, la zenitude est une valeur universelle. Le monde entier prend son temps et son pied. Aucune discorde. L’adage ‘Make Love Not War’ prend ici tout son sens. ‘Make Love’, de préférence sous un tepee, en plein milieu d’une forêt sauvage aux couleurs éblouissantes et irréelles. Une forêt où les éléphants roses valsent avec les ours polaires, l’on se douche à poil sous l’eau de pluie et tout à un sens, même ce qui n’en a pas.
Cet album éponyme, sans aucun doute enfanté au beau milieu d’un champ de chanvre, est une agréable curiosité. Le potentiel hypnotique de chacun des titres est tellement élevé qu’on pardonnerait presque à Brightblack Morning Light leur tendance à la répétition. De « Everybody Daylight » à « We Share Our Blanket With The Owl », on garde l’étrange impression d’entendre un seul et même titre, à quelques variations près. Si, même en gardant les idées claires, ce détail n’est en rien dérangeant et semble carrément agréable, on n’ose pas imaginer le résultat sur un esprit embué. La solution à tous tes soucis ? Un petit coup de « Brightblack Morning Light » dans ton aquarium. En plus, il y a Paz Lenchantin au menu. Ça, mon vieux, c’est vraiment de la bonne.

Nederlands
Français 
