Deuxième album pour cette formation issue de Norvège, de Bergen très exactement. Et à l’instar de son premier opus, elle puise son inspiration dans la fin des sixties et le début des seventies. En particulier dans le psychédélisme de la West Coast (les Doors, Jefferson Airplane, Iron Butterfly), la prog (Genesis de l’Archange Gabriel), la Canterbury School (Caravan, pour la voix du chanteur R. Edwards, dont le falsetto est fort proche de Richard Sinclair ) et le space rock du Floyd - tant de l’époque « The Piper At the Gates of Dawn » (NDR : Syd Barrett oblige !) que de « Meddle » (NDR : pensez à « Echoes »). Le tout saupoudré de multiples nuances. Depuis la sortie de leur elpee éponyme, le line up a été enrichi d’un cinquième musicien ; un certain Erling Halsne Juvich qui avait d’ailleurs participé à la confection du précédent Cd. Et il ne déroge pas à la règle multi-instrumentiste, puisqu’il joue aussi bien de la guitare, du clavier, du banjo, de la mandoline que de la lap steel. Pour concocter cette plaque, T.B.S.R.B. a encore reçu le concours de quelques invités. Et en particulier d’un violoniste. Un certain Oystein Fosshagen qui apporte une coloration différente à la solution sonore. Et pas nécessairement country/folk. Parmi les cinq compos auxquelles il participe (NDR : le futur cinquième membre du band ?), figure ainsi deux des meilleurs fragments. Deux plages space rock qui réverbèrent des inévitables échos ( ?!?!?!) empruntés au « Meddle » du Floyd. Si « Back in the days » creuse en même temps dans le jardin de Porcupine Tree, le presque exclusivement instrumental « Norwaii Five-0 » - une plage allègre, humoristique - évoque davantage un Stackridge cosmique. Mais la sommet de l’œuvre est atteint par « Back in the days II ». Une plage savoureusement revivaliste qui fait la part belle aux guitares chatoyantes, croustillantes ; mais surtout aux claviers rognés. Un peu comme Ray Manzarek le faisait si bien sur « Riders on the storm », titre mythique des Doors. Curieusement le tracklist recèle une longue compo de 9 minutes qui répond au titre de « The spirit of the Airborne Hogweed ». Ne me demandez pas s’il s’agit d’un clin d’œil au « Return Of The Giant Hogweed » qui figurait sur l’elpee « Nursery Cryme » de Genesis en 1994. Mais la similitude est troublante. N’empêche, dans le style, c’est un superbe album !
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