Ah, Maximilian… Quelle voix, quelle douceur… Et quelle gueule… Stop : on connaît la chanson. Facile : en trois albums, l’Allemand a présenté un univers dont les limites sont déjà tracées. « Infinite love songs » avait convaincu, « Rose » a plu. « Lady Sleep » a commencé à décevoir. “I’ll be a virgin, I’ll be a mountain” continue la suite logique. Enfin, à quelques nuances près. « Snow White » nous emmène au cœur de la Forêt Noire et confirme la tendre poésie ésotérique de l’auteur. Sa recherche introspective se poursuit au long des 12 plages pour ne trouver la lumière qu’au bout de la dernière (« Grey »). Entre blanc et gris, Maximilian Hecker décline sa palette de tons pales qu’il habille de piano, guitare et murmures. Le tableau est mélancolique, joli même, mais lisse et lassant. Car l’essentiel ne se trouve pas dans ces complaintes de velours. La simplicité de la ballade folk « Messed-up girl » témoigne du talent à l’état brut du songwriter. Au final, pas de surprises sur ce quatrième album à écouter au chaud. Les mélodies et la voix restent agréables, mais à force d’avoir tant pleuré sous la couette, faudrait penser à changer les draps…

Nederlands
Français 
