On est Anglais ou on ne l’est pas ! Tel serait le slogan de la manifestation orchestrée par The Young Knives. Henry Dartnall, The House of Lords (Thomas Dartnall à l’état civil) et Oliver Askew sont originaires d’Oxfordshire. Ils l’écrivent et le crient sur tous les toits. En voilà trois qui paraderaient volontiers en brandissant l’Union Jack au vent. Revivalistes pop-punk, idéalistes brit-rock, les trois musiciens empruntent une voie mélodique parsemée de stéréotypes. The Young Knives chante l’Angleterre. Celle qui roule à gauche, réprouve l’euro, achète ses vestons sur Oxford Street, apprécie les fish and chips avant d’achever sa journée en pintant au pub. The Young Knives aime son pays, ses mythes, ses histoires. Après un mini album, le trio passe maintenant aux choses sérieuses par l’entremise de « Voices Of Animals And Men », premier long format d’une discographie adolescente. La voix d’Henry Dartnall entretient des accointances avec celles de Jarvis Cocker (Pulp) ou d’Eddie Argos (Art Brut) tout en conservant une touche personnelle. En musique, les embardées de The Young Knives côtoient davantage les riffs nerveux de The Rakes. Certes, ce premier album ne fait pas encore du gang d’Oxfordshire le digne héritier de l’Archiduc Franz Ferdinand. N’empêche, un brûlot de la trempe de « Weekends and Bleak Days (Hot Summer) » a de quoi ranimer la dépouille de l’illustre Top of The Pops.

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