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Hey sugar

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A l’instar de son compagnon d’écurie Dave Gross, Miss Sicilia n'affiche que 23 ans au compteur. Ce dernier a d’ailleurs participé activement à la confection du second opus de cette artiste talentueuse. Il fait suite à "Allow me to confess", paru l’an dernier. Non seulement cette jeune dame est très douée aux vocaux, mais c’est également une compositrice prolifique.

L'album s'ouvre dans le jazz. Traditionnel, même. La voix de Miss Sicilia est naturellement puissante. Elle ne doit donc guère forcer pour aborder ce nouveau chapitre. Tout en manifestant un panache certain. Ce jazz lui colle à la peau. L'atmosphère ne varie pas sur son "So attracted to you". La structure est complexe. Les changements de rythme bien huilés. Au cœur de cette ambiance délicieuse, la trompette feutrée de Jon-Erik Kellso et la clarinette de Gerry Niewood se mettent en exergue, alors que David Maxwell apporte sa touche roadhouse à l'ensemble, de ses accords de piano redoutables. "Kissing in the dark" aborde enfin le blues pur et dur. Une plage introduite par la guitare primaire de Dave Gross et l'harmonica de Dennis Gruenling. Deux fameuses pointures, il faut le rappeler ! L’émotion étreint Gina. Elle semble apprécier ces baisers volés dans l’obscurité. Sublimée par ce plaisir qui l’envahit, elle force la voix. Gross sort de sa réserve et forge un solo implacable. L’elpee baigne souvent au sein d’un climat désuet. Tout en observant le ciel, Gina chante passionnément "I pray most everyday". Les cordes sont acoustiques. Maxwell montre toute sa dextérité aux ivoires. Le saxophone ténor reste volontairement en retrait afin de souligner la passion qui hante la chanteuse. "Jack & Jill" est imprimé sur un tempo indolent. Chris Revelli martèle pourtant solidement ses peaux. David est passé à l'orgue Hammond. Dave opère une sortie chargée d’un maximum d’intensité, tout en dispensant un minimum de notes! Miss Sicilia est capable de changer de registre. A l’instar de "What the moon could never do", ballade country rafraîchissante, semblant sortir tout droit de Nashville. Et son timbre se fond naturellement dans ces nouvelles saveurs sonores. "Bad years comin' on" s’attarde dans cette atmosphère très américaine. Tout comme la jolie complainte "Hey sugar", un morceau enrichi par des chœurs émouvants, comme s’ils sortaient d'un vieux jukebox poussiéreux des années 50. La voix de la jeune Gina est très sensuelle. Un atout dont elle aime user et abuser. Ce timbre chaud nous chuchote son "Cherry Tree" dans le creux de l’oreille. Impossible de résister à son charme. Et pourtant, notre pulpeuse pennsylvanienne aime le blues. Et elle le démontre sur le ravissant "Lowest of the low", un morceau au cours duquel elle crie son désarroi de l’instant. Lors de cette plage, elle est soutenue par Gruenling à l’harmonica. Il distille d’incessantes phrases empruntées à Little Walter, avant de s'isoler sur l'instrument chromatique. Un moment éblouissant et aussi et surtout le sommet de cet opus. Miss Sicilia nous tartine encore une solide couche de country bien sirupeuse pour refermer cet album. Lors de deux reprises. Tout d’abord, le "Nobody's darling but mine" de Jimmie Davis, un personnage qui a cumulé une carrière musicale et politique, puisqu'il a été, à deux reprises, gouverneur de la Louisiane. Et puis le "Coat of many colors" de Dolly Parton. Enfin, elle achève l’elpee par "Plain apple pie", une compo chargée d’émotion. Quoique de bonne facture, « Hey sugar » néglige un peu trop le blues à mon goût. Un goût sans doute trop sucré. A l’instar du titre de l’album. Une sensation accentuée par la couleur de la pochette : rose bonbon et vert pistache.

Informations supplémentaires

  • Band Name: Gina Sicilia
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Swingnation / Vizztone
  • Date: 2008-12-09
  • Rating: 3
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