Après quatre albums solo de country-folk crépusculaire (dont les très beaux « Northern Blues » (2001) et « Loupita » (2004)) et des années de bourlingue EMO passées en compagnie de son groupe Fireside, le Suédois Kristofer Astrom a décidé, cette fois-ci, de ne plus couper la poire en deux. D’où cette pop-rock aux relents amerloques (Tom Petty-Bright Eyes-The Posies), pleine de riffs électriques et de piano boogie. Enregistré en été 2004, ce disque est plaisant comme une brise sous le soleil (les jolis chœurs de « The Wild », la ritournelle au piano d’« Until Tomorrow »). A la fin les nuages apparaissent (« Empty Hands » et son ambiance ‘waitsienne’, le country-blues de « Telling Lies ») mais la journée fût belle… « So Much For Staying Alive » ? Pas tant que ça, en fin de compte.