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Epica - 18/01/2026
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Soul sanctuary

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Jadis célèbre sous le patronyme Hollywood Fats Band, les Hollywood Blue Flames perpétuent la flamme du west coast jump blues. Il y aura bientôt vingt ans que Michael ‘Hollywood Fats’ Mann nous a quittés. Les quatre autres musiciens (Al Blake au chant, à l’harmonica et à la guitare, Richard Innes au drums, Fred Kaplan au piano et Larry Taylor à la basse) n'étaient pas des manchots. Ils ont donc décidé de poursuivre l’aventure sous la bannière des Flames, embauchant au passage le jeune prodige noir californien Kirk Fletcher, pour succéder dignement à Fats. A ce jour, ils ont commis trois elpees : tout d’abord "Doctor Blake's Pop-X Magic Soul Elixir" (NDR : Il vous sera présenté prochainement, puisqu’il a été réédité en 2004). Ensuite "Est A long time ago", paru en 2003. Les deux opus chez Soul Sanctuary. Et enfin, avec la complicité de la très dynamique équipe de Delta Groove, le judicieusement baptisé "Soul sanctuary". Très sollicité, Kirk Fletcher semble avoir le don d'ubiquité. Car les Hollywood Blue Flames se produisent souvent en compagnie du guitariste Nathan James. Au cours des 90’s, Big Al Blake avait fondé son label Blue Collar. Une écurie responsable de la sortie de quelques plaques impliquant les anciens du Fats Band : Jr Watson et Kid Ramos se partageaient les guitares sur "Mr Blakes blues", Fred Kaplan avait concocté "Signifyin" et Kim Wilson, "My blues".
 
L'album s’ouvre par "Flambed", un instrumental qui ne manque pas de panache. Kirk Fletcher est immédiatement placé sous les feux de la rampe. Son west coast jump est tellement coloré qu'il nous fait immédiatement penser à Hollywood Fats. Le tempo monte encore d'un ton pour le "Nit wit" de LC McKinley. Un cuivre tapisse le décor sonore. Rien ne semble pouvoir arrêter les cordes de Fletcher. Elles baignent dans une ivresse que partage les ivoires de Fred Kaplan. Le rythme se fait bien paresseux lorsque Al Blake se met à chanter le blues lent très dépouillé "The land of Calieo". Signé St Louis Jimmy Oden, "Soon forgotten" se maintient au cœur de ce climat relaxant. De son timbre légèrement fausset, Al Blake chante distinctement. L'instrumentation légère ne laisse filtrer que les notes qui s’échappent des ivoires de Kaplan, avant que Kirk ne parachève le travail par un solo tout en retenue. "He's a bluesman" est à peine plus rythmé. Plus proche de la Nouvelle Orléans sans doute, grâce au jeu de percussions de Innes et du piano syncopé de Fred, Blake s’y réserve un subtil solo d'harmonica. Une plage qui se poursuit par un échange funky entre les percussions et le piano devenu jazzyfiant. Tramé par le piano que double l'orgue Hammond, "Jo Angelyn" est un merveilleux instrumental. Un mambo au cours duquel Fletcher dispense un solo très inspiré et délicatement construit. A cet instant il est très proche d'un Otis Rush des grands jours du Chicago Westside. Le traitement réservé à "I'm a lucky lucky man" est remarquable. Tout au long de ce Chicago shuffle, Kirk se montre aussi brillant que le Jimmy Rogers contemporain, tandis que Fred tapote son piano comme Otis Spann. Autre blues rythmé, "Black cat bone" permet à tous les acteurs de se présenter sous leur meilleur jour. Un fragment toujours très Chicago au cours duquel Blake souffle comme Sonny Boy2. Pour le titre maître, H.B.F. a choisi un instrumental gracile. Jazz blues bien swinguant, "My national inquerer baby" met en exergue le saxophone et bien sûr la basse acoustique de Larry Taylor. Blues lent très fin de soirée, "Coco puffin" exhale des relents de tabac. Al Blake souffle avec délectation et chante correctement ce type de répertoire. Fred est à l'orgue Hammond. Kirk opère un solo personnel, explosif même ; sans doute le meilleur de l'album. L’opus nous réserve deux bonus tracks. Tout d’abord l’instrumental "Big foot's boogie", un boogie woogie taillé sur mesure pour Fred Kaplan, maître dans le style. Ensuite le "You're sweet" de Jimmy Rogers. Interprété tout en feeling par le duo Al Blake/Kim Wilson. Le premier à la guitare acoustique et au chant. Le second à l'harmonica. Un régal! Pas étonnant que cet opus soit d’excellente facture, quand on assiste à une réunion d’autant de musiciens talentueux…

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