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dEUS - 19/03/2026

White trash girl

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Pour ce nouvel album, la pulpeuse et sulfureuse californienne Candye semble avoir décidé de renouer avec le Texas. L’émotion l’étreint lorsqu’elle se souvient de Clifford Antone. De celui qui lui a offert sa première chance d'enregistrer un album. Elle est donc retournée à Austin pour mettre en boîte son septième elpee. Sous la houlette de Mark "Kaz" Kazanoff.
 
L'opus s’ouvre par le titre maître ; une plage à l’introduction fort inspirée par John Lee Hooker. Naturellement, Miss Kane chante autoritairement devant l'harmonica de Gary Primich et la guitare de Jeff Ross. "Estrogen bomb" poursuit sur un bon tempo. Un shuffle marqué par la puissance rythmique du redoutable Preston Shannon à la basse et de Damien Llanes à la batterie. Brillant, Johnny Moeller prend son pied à la guitare. Il tire nerveusement voire rageusement sur ses cordes, tandis que Candye chante ici à son meilleur niveau. Ballade un tantinet soul et définitivement pop, "What happened to the girl" accroche par son refrain. Pourquoi pas? Tommy Yearsley Jr (NDR : un de ses fils !) co-signe ce fragment au cours duquel David Grissom se réserve la guitare. Conservant ce ton bon enfant et toujours très pop, elle reprend "(What a day for a) daydream", un tube des sixties signé John Sebastian (NDR : à l’époque, il sévissait chez le Lovin' Spoonful). L'introduction à la guitare évoque BB King. Riley Osbourn siège derrière l'orgue. L'ensemble possède à la fois charme et panache. Elle revient alors au jump cuivré, un style favori qu’elle applique au "Big fat mamas are back in style" de Bull Moose Jackson. Les Texas Horns épaulent Kaz, Gary Slechts, John Mills et Randy Zimmerman. Le ton se durcit lors du rockin' R&B "Queen of the wrecking ball". Elle chante d'une voix puissante, sans concession. L'accompagnement évolue dans un registre rock très amplifié. Impliquant clarinettes et piano acoustique, "Misunderstood" trempe au sein d’un climat de vieux jazz traditionnel. Swing blues vivifiant, "I wanna do more" est une autre signature de Leiber et Stoller, une plage caractérisée par une sortie remarquée de Gary Primich. "It must be love" constitue certainement une des meilleures plages de l’opus. Au sein de cet ensemble bien huilé, Jeff Ross s’autorise une superbe envolée de cordes sculptée dans le west Coast jump. "Work what you got" évolue sur un rock'n'roll au tempo élevé. Riley s’y excite sur les 88 touches en ivoire de son piano. Après le calme reposant de "I could fall for you", Candye nous embarque pour la Nouvelle Orléans. Son "Mistress Carmen" est balayé par le piano roulant d'Osbourn. La guitare de Ross s'évade tout en épousant parfaitement le rythme, avant de céder le relais au sax ténor de Kaz. Excellent! Riley est lâché. Il emmène les autres dans le boogie woogie pour un "Masturbation blues" de toute bonne facture. Lady Kane est ravie et s'en gargarise de plaisir. Cet elpee s’achève sur un ton gospel par "Let there be pease on earth". Ce « White trash girl » ne constitue sans doute pas la meilleure oeuvre de l'extravagante Candye, mais elle évolue à un bon niveau.

Informations supplémentaires

  • Band Name: Candye Kane
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Ruf / Munich
  • Date: 2005-12-31
  • Rating: 0
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