Une belle famille, The Nourallah Brothers : alors que vient d’être réédité leur seul album commun (« Nourallah Brothers »), un magnifique recueil de complaintes bucoliques, sortent coup sur coup deux albums séparés du duo fraternel. « King of Sweden » pour Faris, et ce « Polaroid » pour Salim… Et que dire d’autre aux fans de soft rock et d’harmonies pop qu’il s’agit forcément de deux petites merveilles ? Tout ici transpire la mélancolie sourde, l’extase naïve d’un bel été sans fin. Parfois se profile un orage (les textes sombres), mais sous le parapluie on rit, parce que comme dirait Brautigan, ‘il pleut – toujours - en amour’… « Everybody wants to be loved » est justement le titre d’une chanson. Elle est belle, on a envie d’aimer. On les passe toutes en boucles, pour y croire un instant.