Ladies and gentlemen, fasten your seatbells... Pour ceux qui auraient raté les seventies à papa-cools (NDLR : babacools ?), à vos crayons, séance de rattrapage. La voûte de la cathédrale remplie de fumée bleue l’atteste, et ici pas question de patchoulis, le voyage sera enfumé ou ne le sera pas... Hé oui, aujourd’hui encore des jeunes gens bien habillés ouvrent les portes de la perception. Au berceau, biberonné au Pink Floyd et Hawkwind, aux Stooges et autre MC5, nos jeunes éphèbes traversent le grunge en ne retenant que Mudhoney. Ce 3ème album, celui de la maturité dirons-nous, en fout plein les espagnoles pour un trip psychédélique-space-rock-n-roll où l’échoplex, machine à delays sci-fi des 70’, remise au goût du jour, carburait alors à plein régime pour le plus grand bonheur des voyageurs intersidéraux. Sous la houlette de Tim Green des biens nommés Fucking Champs, Comets on Fire atteint des sommets qui devraient aussi bien ravir les vieux encore sous trip acide d’époque que les djeuns qui veulent annoncer subtilement à leurs parents qu’ils fument de l’herbe...