D’origine bourguignonne, Vincent Eyr roule sa bosse depuis 1987. A cette époque, il jouait au sein d’une formation de heavy trash progressif, qui répondait au nom d’Endless Tears. Son premier disque solo remonte à1996 (NDR : un mini elpee six titres). Il l’a enregistré juste une année avant qu’il ne décide de s’installer à Rennes. Et apparemment, cet « Alter Ego » constitue son troisième essai sous son patronyme. Un double ! Une face électrique et une face plus acoustique. Vincent est un poète. Dont la muse empreinte de symbolisme est d’une grande richesse. Et pour concocter ces deux morceaux de plastique, il a pris le soin de s’entourer de quelques collaborateurs qui ont du métier. Malheureusement, l’expression sonore dérape continuellement dans l’univers de la variété. En cause ? La voix de Vincent. Beaucoup trop mise en avant, elle souffre de ses inflexions qui peuvent osciller de Laurent Pagny à Balavoine, sans en avoir le timbre. Et des superbes compositions comme « Tchao » ou « Marée noire » en perdent tout leur impact. A se demander si l’artiste ne devrait pas se concentrer uniquement sur l’écriture. Pour plus d’information, je vous invite à visiter son site. Encore qu’il serait peut-être judicieux qu’un correcteur passe la biographie au crible, car elle est parsemée de fautes d’orthographe et d’accords ; ce qui fait mauvais genre pour un poète …