Cinquième album pour cette formation australienne fondée à Perth en 1998. En un peu plus d’une décennie, le line up a connu toute une série de changements ; le dernier en date remontant à 2006, lorsque Dan Luscombe a remplacé Rui Pereira à la seconde guitare. Parce de l’électricité, The Drones n’en est pas avare. Ce qui explique aussi certainement son patronyme. Gareth Liddiard est l’autre gratteur. Mais aussi le leader et le lyriciste. Et en général ses textes sont plutôt trempés dans l’acide, traitant aussi bien de Dieu, de la mort, du divorce, de l’interracialité (un thème récurrent), de la pornographie sur internet que de la politique. Des lyrics qu’il chante d’une voix nasillarde, abrasive, parfois déclamatoire, empruntant parfois des inflexions à Mick Jagger. L’intensité sonore de The Drones est, en général, très impressionnante. Tantôt on pense au Crazy Horse de Neil Young, aux Scientists, à Birthday Party, Sonic Youth, Green on Red, Leather Nun ou encore Died Pretty. Mais ce sont les compos les plus hymniques qui sont aussi les plus irrésistibles. A l’instar de « The minotaur », « I am the supercargo » et « Careful as you go », trois plages absolument remarquables et terriblement contagieuses. Et le reste de cet “Havilah” ne manque pas d’allure. Il y a bien un zeste d’acoustique, un chouia de festif (le final « Your aching’s like the end of the world »), histoire de reprendre son souffle ; mais le bain d’électricité est garanti. D’ailleurs si vous aimez la conjugaison vivifiante, venimeuse, épique, cinglante, sauvage, torturée des guitares, vous ne pouvez passer à côté de cet album…

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