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The Libertines

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Il est là, on ne l’attendait plus : après deux ans de bourlingue destroy pendant lesquelles Carl Barât et surtout Pete Doherty auront davantage alimenté les colonnes ‘faits divers’ que celles des chroniques musicales, le voilà, ce deuxième album tant attendu. Et c’est un chef-d’œuvre, sans doute le ‘meilleur deuxième album’ de tout ce revival garage qui commence à sentir la vieille chaussette. « The Libertines », tout simplement, parce que rien ne sert d’en rajouter : Pete Doherty s’en est suffisamment pris sur la gueule, et puis c’est un titre qui résume bien le propos de ce disque de feu et de larmes, de colère et d’amour. Un disque autobiographique pour ces deux faux frères que même la drogue, les coups, les cambriolages, la prison, ne sépareront jamais : « How we’d love to keep it together », chante Barât sur la chanson d’ouverture, « Can’t Stand Me Now », un classique instantané, de ceux qu’on n’oublie pas de si tôt. Doherty table sur la chance, parce que parfois elle peut sauver (« … hope our luck is never ending »). Du naufrage. Du mauvais disque. Et Dieu sait si ce disque est bon, du début à la fin : en même pas 40 minutes, il déclasse même son prédécesseur au rang des tueries rock’n’roll de ces cinq dernières années. Il y a tout sur cet album : de la joie, de la tristesse, de la déconnade, de la mélancolie, du bruit, de l’allégresse, bref de la vie, brûlée par les deux bouts mais tellement belle qu’on en veut toujours plus. Quatorze titres, autant de tubes : des brûlots punk « Arbeit Macht Frei » et « The Saga » aux ballades magnifiques « The Man Who Would Be King » (la suite de « Tell The King » ?) et « Road To Ruin ». Et puis il y a ces sing-along façon sixties (le « shoop shoop, shoop doo lang a lang » du frétillant « What Katie Did »), qui donnent envie d’embrasser les filles dans la rue et de sourire de toutes ses dents, même en pleine tourmente. A la fin, les Libertines se demandent ce que leurs rêves sont devenus (« What Became Of The Likely Lads ») : on espère qu’il leur en reste, parce que ce serait dommage que cet album soit leur dernier. Pour l’instant, Pete Doherty ne donne plus signe de vie… Jusqu’à nouvel ordre. Et qui sait ce qui va se passer ! C’est l’histoire d’un groupe qui ‘voulait être roi’. Leur trône les attend, parce qu’une chose est certaine : ce disque est digne des plus grands (The Clash, The Smiths ?). Que tous ceux qui aiment le rock’n’roll se lèvent, car nous parlons bien ici… d’un authentique classique.

Informations supplémentaires

  • Band Name: The Libertines
  • Genre: Pop/Rock
  • Label Prod: Rough Trade / Konkurrent
  • Date: 2004-12-31
  • Rating: 0
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