Oh, Jesse, tu es belle comme un cœur, et tu chantes comme une déesse. Tes cordes vocales caressent nos tympans comme une brise estivale, malgré la gravité de leurs douces vibrations. Les musiciens qui t’accompagnent osent à peine déranger ce souffle apaisant de leurs pedal steel ou de leur batterie feutrée. Un souffle qui nous anime, tout au plus, d’une reposante quiétude : on se love dans tes bras, Jesse, bercés par tes rythmes qui se languissent, par tes mots que nos oreilles absorbent. On aimerait te faire l’amour en écoutant « Harvest » de Neil Young… Mais non, tu n’es qu’un mirage, une étoile insaisissable, dans un firmament où brillent d’autres déesses scintillantes (Harris, Orton, Bunyan, Charles, Sandoval,…). Oh, Jesse, que fais-tu ? Où es-tu ? Ta musique nous atrophie, parce qu’on t’imagine si belle et délicate, mais intouchable. Tu n’es qu’un rêve. Une voix suspendue dans l’Ether. Un fantasme.