Jason Stollsteimer était un ami de Jack White. Mais depuis que ce dernier lui a abîmé le portrait, les rapports entretenus par les deux formations issues de Detroit ne sont plus au beau fixe. Faut dire qu’avant de se retrouver à l’hosto, Jason avait cassé du sucre sur le dos du chanteur/compositeur/guitariste des White Stripes. Bref, à l’avenir, les organisateurs de concerts ont tout intérêt à ne plus les inviter à la même affiche. A moins de souscrire une bonne assurance… Venons-en donc au deuxième album des Von Bondies. Un disque sympa. Qui passe au crible le rock’n roll et le blues des 50’s, des 60’s et même des 70’s. A la mode garage. Otis Redding, Little Richard, Chuck Berry, Sreamin’ Jay Hawkins, les Animals, les Go Go’s, les Stooges, T Rex et Bowie (NDR : pensez à « The Jean Genie » et à « Rebel Rebel ») sont ainsi revisités en 13 fragments (NDR : il y a un morceau caché) et trois mouvements. Dans un style qui rappelle tantôt les White Stripes (NDR : faut pas leur dire hein, on n’est pas masos !), tantôt le Jon Spencer Blues Explosion, tantôt les Cramps. Le quatuor rend même un hommage au groupe new-yorkais sur « Poison Ivy ». L’elpee recèle également en « Ben swank », une compo réminiscente du « I’ a man » du Spencer Davis Group (NDR : à une époque où Steve Winwood y sévissait encore). Le son est crade, très souvent hanté par la guitare surf. Le tempo furieux ou nonchalant. Le climat moite, viscéral. Une sensation accentuée par le vocal sensuel de Jason, soutenu par des vocaux féminins qui ne le sont pas moins (NDR : sensuels bien sûr !). Une plaque qui inclut, bien sûr, l’inévitable single « C’mon c’mon » et dont la production a été assurée par l’ex Talking Heads, Jerry Harrison.