L’aurore de Lathe of Heaven…

Issu de Brooklyn, Lathe of Heaven sortira son nouvel elpee « Aurora », le 29 août. Né d’un processus d'improvisation, cet opus est propulsif, captivant et structuré, abordant des thèmes lourds et incorporant des influences littéraires. En attendant, la…

logo_musiczine

Farfouiller dans la Pure Carrière…

Après des années de chaos et de réinvention, Pure Carrière revient avec « Farfouiller », une ode brute, étouffante mais libératrice à l'ennui, au chaos et à la mort. Née des racines du slacker punk, cette pièce marque un nouveau départ et un retour en force.…

Langues

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

giaa_kavka_zappa_07
Hooverphonic

Dark Times

Écrit par - -

Quarante et un an plus tard, Doctors of Madness refait surface. Enfin, pas tout à fait puisqu’au cours de cette longue période, la formation a fait l’objet de rééditions et de compiles. Et puis, Richard Strange a quand même connu une carrière solo quand il n’a pas apporté son concours à d’autres artistes. Pas très souvent, cependant. Ce qui s’explique aussi, parce qu’il a aussi mené une carrière d’écrivain, d’acteur, et d’enseignant, en parallèle. Mais s’il a remonté son DoM, il n’est plus que le seul membre originel. Pour enregistrer cet opus, il a d’ailleurs reçu le concours de toute une volée d’invités, dont Joe Elliott (Def Leppard), Sarah Joane Morris (Communards), Steve ‘Boltz’ Bolton (Atomic Rooster, Scott Walker, The Who), Terry Edwards (Nick Cave, PJ Harvey, Tindersticks) et la jeune protest singer Lily Budd (Band of Holy Joy, Sarah Jane Morris). Quant à la mise en forme, elle a été réalisée par John Leckie (Pink Floyd, Radiohead, Stone Roses).

Et le résultat est tout bonnement remarquable. D’abord, il y a les lyrics qui tirent à boulets rouges sur le mode de vie contemporain et la classe politique qui la régit. Des textes revendicatifs, plein de colère, qui appellent même à la révolte. Puis la musique…

« Dark Times » est découpé en 8 titres… tranchants. Depuis « So many ways to hurt you » et son clavier vintage qui nous replonge dans l’univers d’un Nick Cave, tout comme le titre maître final, un morceau caractérisé par un vocal déclamatoire éraillé (très souvent), une basse palpitante, un violon grinçant et des interventions au piano électrique (Ray Manzarek ?), en passant par le single « Make it stop », une compo enrobée de chœurs féminins délicats et de masculins véhéments, le rythmé et cuivré « Walk on shame », qui aurait pu figurer dans le répertoire de feu David Bowie (NDR : en 2018, The Guardian avait décrété que la musique de Doctors of Madness était le chaînon manquant entre celle du Duke et des Sex Pistols !), sans oublier l’excellent « This kind of failure » et l’atmosphérique « This is how to die », sorte de Leonard Cohen, sans l’imagerie poétique. Remarquable ! L’album de l’année en 2019 pour votre serviteur !

Informations supplémentaires

  • Band Name: Doctors of Madness
  • Genre: Pop/Rock
  • Label Prod: Rough Trade / Konkurrent
  • Date: 2019-09-12
  • Rating: 9
Lu 3006 fois