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The Cure
Afghan Whigs

K.G.

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Bien que fondée en 2010, cette formation australienne compte déjà 16 albums studio à son actif. Découpé en 10 plages pour 42 minutes, son dernier, « K.G. », baigne au sein d’un psyché/rock qui se nourrit de tonalités microtonales, comme dans la musique arabe, hindoue et raï, des intonations qui nécessitent des accords quarts de ton. Mais également de jazz, folk, funk, prog et métal.

Depuis la sortie de son dernier opus, l’un des batteurs, Eric Moore, a quitté le navire afin de se consacrer ‘full time’ au label Flightless. Le line up est donc réduit à un sextuor. Ce qui ne change pas grand-chose aux facultés du combo à jongler entre les différents styles. Encore que sur ce nouvel LP, King Gizzard & The Lizard Wizard use et parfois abuse de ces tonalités microtonales. Même les guitares sont touchées par cette contagion stéréotypée. Trois ou quatre plages, ça passe, mais dix, ça lasse. Les nuances apportées par le sitar et la flûte allègent souvent les compos. Cependant, elles sont un peu trop rares pour corriger le tir. Pourtant, il y a de l’énergie, de la percussion, parfois même de la folie douce (« Ontology », compo dont les lyrics traitent de la complexité de l’existence humaine), des harmonies vocales limpides, parfois incantatoires… et puis le groove libéré par « Minimum brainsize » nous replonge dans l’acid house de Madchester (Stone Roses ?). Mais le déséquilibre est trop flagrant pour emporter les suffrages de votre serviteur. Dommage !

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