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III

Écrit par - Michel Serry -

Le nom du groupe Maylene And The Sons Of Disaster est inspiré de l’histoire de Ma Barker et de ses trois rejetons, une célèbre bande de gangsters qui a semé la terreur aux Etats-Unis à l’époque de la prohibition. La ‘Ma’ en question était originaire de la petite ville d’Ocala en Floride, comme Dallas Taylor (ex. Underoath), le vocaliste de ce combo qui incarnerait le ‘renouveau du rock sudiste’.

Le logo du groupe, très inspiré par celui de l’Allman Brothers Band, ne laisse planer aucun doute sur les aspirations musicales de cette formation basée à Birmingham (Alabama). Quant à son troisième opus, il est sobrement intitulé « III ». (NDR : simpliste, mais assez logique, lorsqu’on sait que les premiers étaient intitulés respectivement  « I » et « II »).

Nous sommes donc en présence de rock sudiste. Ou plus exactement de heavy rock sudiste. Nuance ! Imaginez un croisement hypothétique entre ZZ Top, les Allman Brothers et Lynyrd Skynyrd, en plus frénétique, et vous aurez une idée plus ou moins exacte du style musical pratiqué par les ‘Fils de Maylene’.

Un début marécageux (cigales, chants d’oiseaux et banjo) introduit « Waiting on my Deathbed ». Du glam rock digne de la fin des eighties ! A cause de son côté catchy ; et puis de la voix de Taylor rappelant beaucoup celle de Jizzy Pearl, le crieur des glam rockers de Love/Hate (pour ceux qui ont de la mémoire). Ce côté Glam Rock burné persiste et signe sur les deux titres suivants « Settling Scores By Burning Bridges » et « Just A Shock ». D’excellent titres, mais dénué de la moindre influence promise. Il faut attendre le morceau suivant « Last train coming», pour commencer à distinguer ces racines blues, country et rock’n’roll qui sont la marque de fabrique du rock sudiste. Maylene and The Sons Of Disaster insuffle cependant un côté très métal à ses compositions ; ce qui le distingue fortement de ses ainés ! « Listen Close » constitue le premier moment fort de l’album. Le banjo tisse une magnifique trame de fond tout au long de ce morceau qu’on croirait composé par un ZZ Top gonflé aux stéroïdes. L’elpee recèle quelques titres plus foncièrement hard rock (« The Old Iron Hills », « No Good Son » et « Harvest Moon Hanging »), mais nous réserve un final époustouflant. Et pour cause, « Oh Lonely Grave » s’ébroue sur un mode blues crasseux, issu du plus profond de la Louisiane, avant de se transformer en un monstre poisseux dégoulinant de sludge metal ; même si paradoxalement il est quelque peu adouci par les sonorités du banjo et des violons. Enfin, « The End is Here… The End Is Beautiful » campe un instrumental mélancolique au ton presque cinématographique. Et il achève l’œuvre en beauté.

Maylene And The Sons of Disaster a eu la bonne idée d’abandonner le metalcore de ses deux précédentes réalisations au profit d’un Metal Rock robuste, mais puisant ses racines dans le rock sudiste. Ce qui explique pourquoi ce troisième album est une véritable réussite.

 

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