Tiens, Mark Olivier Everett a rejoint la confrérie des barbus. Même qu’il est occupé de faire concurrence à celles portées par les membres de ZZ Top (NDR : ils ne l’ont pas rasée ?) D’ailleurs lors du premier titre de ce septième opus d’Eels, « Prizefighter », il nous propose un blues bien enlevé, bien électrique, en insistant sur l’aspect rauque de sa voix. Et récidive sur le sauvage « Tremendous dynamite », un peu dans l’esprit des Doors. Car si le nouvel opus recèle plusieurs ballades, dont certaines sont vraiment superbes (NDR : le single « That look you give that guy », le tendre et voluptueux « In my dreams », « The longing » interprété dans l’esprit d’« Electro-Shock Blues » et le bouleversant « All the beautiful things »), il propose des compos bien nerveuses (NDR : le déchaîné « Lilac breeze » ainsi que le plus électro « Fresh blood » –l’autre single– plage ténébreuse, introspective, dont le groove rappelle le meilleur de Beck, sans oublier l’abrasif « What’s a fella gotta do », attaqué dans l’esprit d’un Sebadoh) sans pourtant jamais se départir de son sens mélodique contagieux. Tout n’est pas parfait, mais dans l’ensemble, cet album tient bien la route. Côté lyrics, Mark soulève une réflexion sur le désir, un dessein susceptible d’emprisonner les âmes et de les détruire. Décidemment, il est toujours aussi inspiré par les questions existentielles…

Nederlands
Français 
