L’ami Zakk Wylde s’endormirait-il sur ses lauriers ? Il y a déjà 3 ans que le soliste d’Ozzy Osbourne nous a servi « Shot In Hell », son médiocre dernier album concocté en compagnie de Black Label Society. Trois ans que ses fans attendent qu’il veuille bien rectifier le tir en leur offrant enfin un opus à la hauteur de son talent. Peine perdue, « Skullage » est une nouvelle désillusion.
Quatre ans à peine après avoir sorti le best of « Kings Of Damnation 98-04 », Wylde édite cette année une nouvelle compilation intitulée « Skullage ». Celle-ci ne fait cependant pas vraiment double emploi avec « Kings Of Damnation », puisque seulement 2 titres sont communs aux deux disques. Toutefois, deux compiles en si peu de temps traduisent quelque peu le manque d’inspiration.
Bien qu’il paraisse sous le nom de Black Label Society, « Skullage » reprend des morceaux de toute la carrière du bucheron six-cordiste. En plus de deux plages issues de chaque album de BLS, on retrouve « Machine Gun Man », un titre extrait de l’elpee de Pride Of Glory (NDR : la première escapade de Wylde sans Osbourne) et « Dead As Yesterday » tiré de « Book Of Shadows », son album solo. Ajoutez-y quatre live acoustiques inédits pour attirer l’attention du fan déjà détenteur de l’intégrale du groupe et vous obtenez un nouvel opus réalisé à moindre frais. Pas très jolie cette méthode, Monsieur Wylde.
Allez, ne faisons pas la fine bouche ; car, un album moyen du grand Zakk, c’est quand même de très haut niveau. Le métal graisseux, mâtiné de rock sudiste et de lead guitares suintantes de feeling fait toujours mouche. Quel plaisir, d’ailleurs, de réécouter les « Doomsday Jesus », « Stillborn » ou « Suicide Messiah ».
« Skullage » est donc une bonne carte de visite pour celles et ceux qui ne connaissent pas encore la musique de Zakk Wilde ; les autres devront décider si ces 4 morceaux acoustiques immortalisés live suffisent à justifier une nouvelle dépense en cette période de crise.

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