Sur son premier elpee (un éponyme), Flying Moon In Space proposait un cocktail sonore issu d’un mélange entre psych-pop, krautrock, techno et math rock, basée sur l’impro. Le second opus est né d’un échange de fichiers entre les 6 membres du band, pendant la pandémie. Puis la formation allemande (Leipzig) s’est réunie dans une vieille église sise au fin fond d’une forêt de la République tchèque pour parachever le travail.
Découpé en 8 pistes, ce long playing accorde une plus grande place à l’électronique, un peu dans l’esprit d’Unknown Mortal Orchestra voire de MGMT, mais en plus techno. Les ingrédients de base sont toujours présents tout comme l’instrumentation organique –guitares (parfois trois, comme sur la plage qui ouvre l’album, « Traum Für Alles »), basse et drums– mais les synthés, les boucles et la boîte à rythmes finissent toujours par s’imposer, virant même parfois carrément à l’expérimentation. Baignant au sein d’une atmosphère mélancolique, « Dissoziation » se frotte même au psychédélisme indus alors que « Prophet » nous plonge carrément dans l’ambient. Et puis si le sensuel « This exists » semble taillé pour les clubs, « The day the sun was made » est imprimé sur un tempo drum&bass.

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