Vu la qualité des productions proposées par l’Hexagone, au cours de cette année, nous aurions pu avoir peur que la France soit devenue le nouvel eldorado du rock et du métal européen. Heureusement, AqME vient de nous sortir un disque moyen qui ramène la qualité du rock ‘made in France’ à un niveau nettement plus acceptable.
« En l’honneur de Jupiter » constitue le cinquième album de ce groupe parisien formé en 1999. Il débute étrangement par « Tout le monde est malheureux », l’un des titres les plus faibles de l’album. Une introduction pénible de plus de deux minutes trente pour une chanson qui ne dure que trois minutes quarante six, c’est long. Fort d’un riff de guitare plombé et de vocaux accrocheurs, le titre suivant passe mieux la rampe. Intitulé « Guillotine », il aurait pu judicieusement ouvrir l’elpee. Les titis parisiens alternent les titres violents, oscillant entre hardcore grassouillet et néo métal sombre, le tout épicé de passages un peu plus rock’n’roll. Le chant est tantôt hurlé, tantôt clair, mais jamais très inspiré. La production est signée par Daniel Bergstrand mieux connu pour son travail accompli auprès de Meshuggah et In Flames. Car il ne suffit pas de bénéficier du concours d’un excellent producteur ni de soigner la qualité de son expression sonore pour créer une bonne chanson. A une certaine époque, des tas de groupes ou d’artistes parvenaient à concocter de véritables perles musicales, en disposant de moyens modestes. Et rarement d’un producteur réputé. Il est donc triste de constater qu’AqME n’est pas parvenu à profiter de sa chance en se contentant de nous délivrer un album insipide. Peut certainement mieux faire !

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