Ne pas confondre Petula Clarck et Petula Clark, actrice et chanteuse britannique de variétés ayant rencontré un énorme succès à travers le monde, mais surtout en France et en Grande Bretagne, entre 1949 et 1970 (NDR : son plus gros tube, « Downtown », avait fait un carton en 1965 !). C’est vrai que la similitude orthographique est flagrante ; mais la différence musicale l’est tout autant. Attention, la surprise pourrait être fatale !
Petula Clarck (avec un ‘c’ donc) est un duo montois pratiquant un post punk particulièrement prisé au sein de cette mouvance. « Aye-Aye-Aye » constitue leur premier elpee. Il est découpé en 20 morceaux étalés en moins de trente minutes ; d’ailleurs, seuls cinq titres dépassent les cent-vingt secondes. La formule est rituelle : une guitare fortement électrisée s’épuise sous les coups de butoir des drums déchaînés. Pas question ici de timbre tout en finesse cher à la cantatrice british. Non, hormis quelques rares bribes de chant, les vocaux sont réduits à des onomatopées vociférées, comme chez le Singe Blanc. Rapidité et puissance sont les deux mots clés pour décrire la musique de Petula Clarck. Une exception qui confirme la règle : « Coyote ». En ralentissant quelque peu le tempo, l’auditeur a ainsi le temps de reprendre son souffle, avant de repartir à l’assaut. Idéal pour se réveiller. Imparable en live. Les deux Montois n’en demandent pas plus et nous non plus, soit dit en passant. Certes l’expression sonore du tandem ne va pas révolutionner le genre. Mais pourquoi changer une formule qui a fait ses preuves ? Les amateurs adopteront Petula Clarck, les autres passeront leur chemin. Et puis soyons franc, un sentiment de satisfaction m’envahit toujours lorsqu’un groupe belge affiche un tel potentiel.

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