L’histoire de cette formation commence en 1989. Rob Van Rijswijk et Joop Van Der Kuip se rencontrent sur les bancs du Cobbenhagen College, à Tillburg. Ils remarquent qu’ils partagent une passion commune pour les icônes des seventies. Et en particulier pour Neil Young, Robert Plant ou encore Syd Barrett. Qui vont très rapidement devenir une source d’inspiration majeure. La machine Majestic Scene est en route. Une ambition ? Adapter les compos de leurs modèles. Il faudra quand même attendre 1997 avant de voir paraître leur premier Ep. Un disque publié sur un label indie. Intitulé « Bite The Lemon Instead Of The Orange », il est instantanément encensé par la critique. Dans la foulée, le band immortalise un ‘live’, opère une collaboration en compagnie de Motorspycho, avant de graver un autre album. Après 21 ans de carrière, il faut reconnaître que Majestic Scene n’est pas très prolifique. Il faut dire que depuis la sortie de leur premier Ep, de l’eau à coulé sous les ponts. En effet, Rob Van Rijswijk a quitté le bateau pour embrasser des projets parallèles. Et deux nouveaux musiciens ont fait leur apparition : le guitariste Antoine Kroes et la claviériste/guitariste Eileen Beneken. Cinq années après la sortie de son dernier long playing, c’est donc une nouvelle mouture du Majestic Scene qui a concocté ce « Swinging In a Perfect Poise ».
Et l’attente en valait la peine. Surtout pour les trois premiers morceaux de l’album. Des compos absolument splendides ! La voix nasillarde et austère de Joop Van Der Kuip se pose parfaitement sur la texture ténébreuse et vibrante des guitares, tout au long de « Black Water ». « Perfect Mother » est parcouru d’harmonies vocales bouleversantes. « Misery » est décliné en deux versions. Une plus électrifiée et rythmée. L’autre davantage sombre et indolente. L’ombre de Neil Young n’est pas loin. L’influence du Canadien, mais également de Dylan, sont d’ailleurs très présentes tout au long de l’elpee. A cause de cette conjugaison si spécifique de cordes de guitare électriques et acoustiques, du recours à la lapsteel, et puis de cette sensibilité country/folk rock typiquement yankee. Mais au fil du sillon, l’intensité commence à baisser. Il est vrai que maintenir un niveau aussi élevé tout au long de l’opus n’était pas une mince affaire. Et puis peut-être que l’inspiration commençait à faire défaut. Néanmoins, il faut reconnaître qu’après un peu plus de 20 années d’existence, Majestic Scene possède encore de beaux restes. Et les superbes premières plages du début de l’elpee, en sont la plus belle illustration.

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