Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de son nouvel album, « Adult Romantix », prévue pour le 22 août via son nouveau label Winspear. Cet elpee, inspiré par des textes de la période romantique comme…

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Gavin Friday - Het Depot
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Béber

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lundi, 29 mai 2017 18:04

My best human face

Depuis la sortie, en 2013, de « Julia with blue jeans on », un superbe album qu’il a interprété en solo, en s’accompagnant uniquement au piano, Spencer Krug (aka Moonface) n’a pas chômé. Outre les quelques concerts accordés en compagnie de son ancienne formation, Wolf Parade, il est retourné en Finlande, dès 2014, pour y retrouver ses potes de Siinai. Un combo de krautrock. Ensemble, ils avaient déjà publié un premier opus baptisé « Heartbreaking Bravery ». Ces retrouvailles vont déboucher sur l’enregistrement de démos, qu’il va rapatrier, chez lui, à Montréal, afin d’exploiter cette matière première. C’est ainsi qu’est né « My best human face », un troisième LP tout au long duquel Spencer Krug démontre, une nouvelle fois, son talent de songwriter.

Plus rock que le long playing précédent, le dernier essai va droit au but. Il ne recèle d’ailleurs que 7 plages en une demi-heure. « The Nightclub Artiste » ouvre judicieusement la plaque. Le Canadien y pose sa voix sur des lignes de nappes de claviers et de guitares. Chargée d’émotion, elle est soulignée de chœurs. En chœur, comme le mélomane risque fort de reprendre le couplet, absolument irrésistible. Plus énergique, « Rist’s Riff » claque comme un bon coup de fouet. Spencer Krug rend hommage à Montréal à travers « City Wrecker », une plage qui baigne au sein d’un climat froid et mélancolique. « Prairie Boy » adopte un riff carrément math-rock. Et ces fameux chœurs refont surface tout au long de « Queen of Both Lightness and Dark ».

Qu’il soit seul derrière son piano ou flanqué d’un véritable groupe (NDR : Wolf Parade, Sunset Rubdown ou encore Swan Lake), Spencer Krug a un talent fou. Et pourtant, il n’est toujours pas reconnu à sa juste valeur. Ce qui ne devrait tarder. Enfin, on l’espère. En attendant, n’hésitez pas à vous intéresser à son œuvre, vous pourriez être favorablement surpris…

 

lundi, 29 mai 2017 18:00

Heads Up

Considéré comme un véritable hype à ses débuts, Warpaint est devenu une valeur sûre de l’indie rock. En à peine six ans, le quatuor féminin (NDR : il est issu de Los Angeles) a pris une autre dimension. Il a écumé les plus grands festivals mondiaux et partagé la scène avec, notamment, The XX. Depuis la sortie de son deuxième elpee, et malgré la participation à de nombreux concerts, certaines d’entre elles ont monté des projets parallèles. Et notamment la bassiste, Jenny Lee Lindberg, en solo ; ou de la guitariste, Theresa Wayman, chez BOSS, en compagnie de membres de Yeasayer et de All We Are.

« Heads Up » constitue le troisième opus des Californiennes. Plus de trace de Flea ou Flood (Depeche Mode, U2, PJ Harvey) derrière les manettes, mais bien Jake Bercovici. C’est lui qui avait déjà produit le premier Ep. Découpé en 11 plages, ce long playing propose une musique complexe, mélodieuse et chargée de groove. Les rythmes semblent empruntés au r&b ou au trip hop. Il émane une forme de sensualité de ces pistes. Les riffs de basse sont hypnotiques. A l’instar de l’excellent morceau qui ouvre la plaque, « Whiteout ». Percutant, « By Your Side » parvient à mêler rock et hip hop. L’elpee recèle bien sûr quelques titres plus pop, comme « New Song » ou « So Good », des compos stimulantes qui devraient ravir les festivaliers, cet été. D’autres pistes adoptent un profil plutôt atmosphérique. Et « The Stall » en est certainement la plus belle illustration…

« Heads Up » confirme le potentiel de ce grrl band qui rencontre aujourd’hui un succès amplement mérité. Il se produira à Werchter, le dimanche 2 juillet, date à laquelle sont également programmés Foo Fighters, Alt-J, Soulwax, Benjamin Clementine et bien d’autres…

 

mardi, 16 mai 2017 14:17

Wake in fright

Deux ans après avoir gravé un premier opus sur l'écurie new-yorkaise Sacred Bones, le duo originaire de la grosse pomme nous propose pour suite, "Wake in fright".

Ben Greenber (NDR : ex-The Men, mais également responsable de la mise en forme d’albums de Pop.1280 et de White Suns) et Michael Berdan (ancien chanteur chez Drunkdriver) n’ont rien perdu de leur hargne. Le mélange d'indus et de punk/hardcore dispensé par Uniform est littéralement désarçonnant. Le tandem n'est pas du genre à faire dans la dentelle et il ne faut certainement pas s'attendre à un soupçon de mélodie. Aussi, lors des premières écoutes, il n'est pas facile de passer outre, les sonorités parasites. Dès "Tabloid", en ouverture, la paire laisse éclater toute sa rage sur un rythme frénétique imposé à une musique minimaliste. La voix acrimonieuse de Brendan n’épargne aucune des huit pistes de cet elpee. Et si le tempo imprimé sur "Habit" ralentit quelque peu la cadence, les crépitations persistent et se transforment même en larsen continu pendant "The Light at the End".

Après une bonne demi-heure de pilonnage intensif, on arrive enfin (fatigué) au bout de ce "Wake in fright". On se demande alors pourquoi on s'est infligé une telle torture sonore...

 

mardi, 16 mai 2017 14:06

Blood Bitch

Un an après avoir publié « Apocalypse Girl », un album unanimement acclamé par la critique, Jenny Hval nous propose son deuxième elpee. Qui paraît sur le label indépendant new-yorkais (NDR : sis à Brooklyn, très exactement) Sacred Bones (John Carpenter, Pharmakon, Moon Duo, ...) A l’instar de la musique pratiquée par les autres groupes ou artistes hébergés au sein de cette écurie, celle de cette Norvégienne (NDR : elle est native d’Oslo) baigne au sein d’un univers sombre, personnel, mystérieux, oppressant (cet essoufflement qui tourmente « In the red »), mais original.

Le thème principal exploré tout au long de « Blood Bitch » concerne le sang. Que ce soit des histoires de vampires ou de menstruations, tout y passe. Certaines pistes pourraient servir de B.O. pour film d’épouvante. L’électro-noise de cette artiste est dominée par les claviers. Un peu dans l’esprit de Björk avec laquelle elle partage aussi de semblables capacités vocales. Si certains morceaux sont pour le moins conceptuels, d’autres adoptent un profil quasiment pop, à l’instar de Conceptual Romance » ou du plus rythmé « The Great Underssing ». Entre ces plages, elle intercale des interludes consacrés aux samples (« Untamed Region »).

Manifestement, l’expression sonore de Jenny Hval est unique en son genre. Et son style expérimental mérite une attention toute particulière. Suivant la formule consacrée, elle est à suivre de près…

 

En 2013, Valérie June publiait son quatrième elpee, « Pushin’ against a stone », un disque unanimement apprécié par la critique. Cette jeune femme à la coiffure de poupée vaudou y chantait, d’une vois nasillarde, des compos profondément enracinées au Sud des USA. Quatre ans plus tard, après avoir conquis un large public et écumé les salles de concerts (notamment en première partie de Norah Jones), elle nous propose son nouvel opus. Intitulé « The Order of Times », il est paru en mars dernier, et se révèle musicalement plus fouillé, mais également davantage éclectique. Et elle est venue le défendre ce mercredi 4 mai, à l’Ancienne Belgique de Bruxelles…

Pour accueillir l’artiste, l’AB est en configuration assise. Comme au théâtre, quoi ! Vers 21 heures, les retardataires prennent place sur leurs sièges, juste avant que les lumières ne s’éteignent. Directement, le drummer s’installe derrière ses fûts et imprime une solide rythmique, bientôt appuyée par le reste de la troupe. Qui implique un bassiste (NDR : il se plante à ses côtés), ainsi qu’un guitariste et un pianiste (NDR : ils optent pour l’autre flanc). Au bout de quelques secondes, Valérie June grimpe sur l’estrade. Parsemée de paillettes, sa tenue est dorée, scintillante même. Elle s’installe au centre, empoigne son banjo et attaque « Man done Wrong ». Il faut cependant attendre deux morceaux avant qu’elle ne se lâche complètement. En adaptant son dernier single, « Shakedown », dans une version plus électrifiée et vivifiante. Il n’en faut pas plus pour enthousiasmer la foule. De plus en plus à l’aise, elle commente les lyrics de ses morceaux et évoque ses origines à travers un ancien titre, baptisé « Tennessee Times ». Ses musicos sont manifestement bien rôdés à l’exercice du ‘live’. Ce qui lui permet de jongler entre toute une série d’instruments, dont la guitare (acoustique, électrique), le banjo ; mais également les styles. Que ce soit le folk, la country, le blues ou le gospel. Mais le plus intéressant procède du traitement des compositions, bien plus électrique. Aussi lorsqu’elles adoptent un profil davantage blues/rock, voire garage, on ne peut s’empêcher de penser à l’influence exercée par Dan Auerbach, le leader de Black Keys, en compagnie duquel elle a d’ailleurs bossé. En outre, elle parvient à libérer toute sa sensualité en exécutant quelques pas de danse, pendant « Two Hearts ». Elle n’oublie pas de nous accorder « Somebody to love », une excellente compo qui figurait sur son précédent long playing. Au bout d’une petite heure, toute l’équipe quitte la scène…  

Et quand Valérie y revient, c’est pour étaler toutes ses capacités vocales. Elle clôt alors la soirée, flanquée de ses musicos –qu’elle n’oublie pas de présenter– par « Astral Plane ». Une véritable apothéose, au cours de laquelle elle bondit aux quatre coins de l’estrade. Un flux d’énergie qui déclenche une véritable ovation au sein de l’auditoire.

Il a fallu quelques années avant que l’artiste, alors timorée en ‘live’ (NDR : comme lors de son set accordé au Botanique, en 2013), se révèle enfin une véritable showwoman. En électrifiant son répertoire, mais aussi en affichant un charisme, qu’on ne lui connaissait pas…

(Organisation : Ancienne Belgique)

Japandroids avait quelque peu disparu de la circulation, depuis presque 3 ans. Soit la fin d’une tournée qui avait suivie la sortie de son deuxième album, « Celebration Rock », paru en 2012. Et il vient d’en publier un nouveau, début de cette année, « Near The Wild Heart of Life ». Son retour était très attendu ; d’ailleurs la Rotonde du Botanique affiche sold out, ce soir.

Pour assurer les premières parties de son nouveau périple, le duo canadien a emmené dans ses valises un groupe américain. Originaire de l’Indiana, Dasher compte deux Eps à son actif. Et ils remontent à 2014. Sur les planches, le trio originel (NDR : guitariste, basse, batterie) est soutenu par un second gratteur. Mais la singularité du band procède de la présence d’une chanteuse/drummeuse. En l’occurrence Kylee Kimbrough, qui trône au beau milieu de ses comparses. Suivant les morceaux, elle alterne cris et vocalises, alors que les guitares crissent allègrement. Quoique noisy, la musique du combo lorgne résolument vers le hardcore. La subtilité ne figure certainement pas dans le credo de la formation. D’ailleurs, le public n’est pas trop mécontent, lorsque vers 20h30, elle décide de vider les lieux…

Le temps de prendre un rafraîchissement au bar et de se réconcilier avec ses tympans, il est déjà l'heure de se faufiler au sein de la Rotonde, afin de se dénicher une place idéale. Vers 21h, la paire issue de Vancouver grimpe sur l’estrade. David Prowse se plante derrière ses fûts tandis que le grand Brian King s'installe au centre, armé de sa guitare. Dès les premiers accords du single « Near The Wild Heart of Life » (NDR : c’est également le titre de l’elpee), le duo démontre qu’il n’a rien perdu de son punch. Les sonorités de la gratte sont identiques à celles reproduites sur disque. King opère des allers-retours entre son micro et les fûts tout en faisant grincer ses cordes. A l’exception de l’un ou l’autre morceau, il se réserve le chant. Outre son martèlement de peaux, Prowse se charge des chœurs. Les compos défilent sans jamais que la pression en baisse d’un cran. Les moments de pause sont d’ailleurs rares. Il s’agit de la dernière date sur le continent européen. Et manifestement les deux compères ont envie de se livrer à fond. Bien que privilégiant les plages du dernier LP, le tandem pioche régulièrement dans l’ensemble de son répertoire. Et bien entendu, lorsqu’il interprète des morceaux plus connus comme « Heart Sweats », « Wet Hair » ou encore « Fire’s Highway », le public réagit au quart de tour. Evénement plutôt rare au Botanique, un début de pogo éclate en fin de set. Probablement déclenché par les fans de la première heure (NDR : enfin, on peut le supposer). Au bout d’une bonne heure, le duo prend congé de l’auditoire, avant de revenir quelques instants plus tard, pour attaquer deux hymnes : « Young Hearts spark fire » et « The House That Heaven Built ».

Onze ans après sa création, Japandroids n’a pas pris une ride. Son garage/rock est toujours aussi efficace et jouissif. La température ambiante qui régnait à la fin du show témoigne de l’énergie libérée par les deux musicos, mais aussi de l’enthousiasme manifesté par une grande partie des spectateurs. Un retour attendu et surtout convaincant…

 (Organisation : Botanique)

samedi, 29 avril 2017 19:45

Sundur

C’est en 2010 que les jumelles Ásthildur et Jófríður Ákadóttir ont entamé leur parcours discographique. A l’époque, les deux Islandaises n’avaient que 16 ans et leur premier album laissait déjà présager un avenir plus que radieux... Trois ans plus tard, elles embraient par « Twosomeness » et confirment tout le bien que l’on pensait d’elles.

« Sundur » se révèle déjà comme l’album de la maturité. Ce terme islandais se traduit par ‘éloigné mais ensemble’. Il synthétise assez bien les trois dernières années vécues par les jumelles. En effet, pour la première fois, elles ont été séparées. L’une d’entre elles est partie se perfectionner au piano, à Amsterdam, tandis que l’autre s’est embarquée pour une tournée, en compagnie de son groupe, Samaris. Ce troisième opus, enregistré entre Amsterdam et l’Islande, a reçu le concours de leur père, un musicien qui lui aussi, témoigne de ces années d’absence. Enfin, ce long playing est paru sur le label berlinois, dénicheur de talent islandais, Morr Music (Mùm, Sin Fang, …)

Alors qu’elles n’ont aujourd’hui que 22 ans, les deux sœurs sont parvenues à concocter un album parfaitement abouti. Onze plages sculptées dans une forme de folk/électronica empreinte d’une grande sérénité. Mais pour la circonstance, elles ont quasiment délaissé leur langue natale pour celle de Shakespeare. Les douces voix des deux jeunes filles se conjuguent à merveille. Le piano, la guitare acoustique ainsi que les différents éléments électroniques entretiennent ces pépites relaxantes, à travers lesquelles on peut imaginer les paysages immaculés de leur Islande natale. Une piste comme « Skammdegi » évoque à la fois CocoRosie et même leur compatriote Björk. Et l’instrumental « Spider Light » brille de mille feux.

Au fil du temps, les œuvres de Pascal Pinon sont de plus en plus raffinées. Pourvu qu’elles continuent d’emprunter une même voie, sans s’éloigner de ce bel ensemble…

 

samedi, 29 avril 2017 19:42

Psychopomp

En 2014, Michelle Zauner quitte Philadelphie pour rejoindre l'Oregon afin de veiller sur sa mère à qui on vient de diagnostiquer un cancer. Elle abandonne alors Little Big League, son groupe indie rock. Auprès de sa famille et, en cette période compliquée, son inspiration ne se tarit pourtant pas. Deux ans plus tard, en hommage à sa mère décédée, elle emprunte le patronyme Japanese Breakfast (même si elle est d'origine coréenne) pour graver les morceaux composés durant ces longs mois.

Né dans le deuil et dédicacé à sa maman dont l’image est reproduite sur la pochette, "Psychopomp" est un album émouvant qui malgré des paroles touchantes ne tombe pas dans la morosité. Michelle Zauner livre des pépites de dream-pop teintées de shoegaze. Pleine de mélancolie et de tendresse, elles libèrent toutefois beaucoup d'énergie positive.

La plage qui ouvre l’elpee, « In Heaven », constitue certainement le meilleur exemple. Les nappes de claviers et les cordes sont omniprésentes. L’Américaine s’aventure également dans un univers plus rock, à l’instar de « Ragged Country » et « Heft ». Puis se nourrit au influences 80’s, tout au long de l’excellent « Everybody Wants to Love You ». Enfin, Zauner n’oublie pas ses racines en intégrant des références orientales, comme sur « Jane Cump ».

Au vu des circonstances qui ont permis à ce sublime album de voir le jour, il serait souhaitable que l’aventure de Japanese Breakfast s’achève. Et que parallèlement les autres projets de Michelle Zauner puissent décoller. Suffira sans doute qu’elle égale le niveau de songwriting affiché sur « Psychopomp », pour y parvenir…

 

mercredi, 12 avril 2017 11:52

Stoned Diplodocus

Derrière ce dinosaure au long coup se cache un trio issu de Caen. Après avoir publié une démo, en 2015, il nous propose son premier long playing. Il est paru sur le label l’Etourneur, une nouvelle structure caenaise destinée à promouvoir les talents régionaux.

Eponyme, cet opus est découpé en 5 plages, chacune d’une durée moyenne de huit minutes. Stoned Diplodocus se plait dans la déstructuration. Il multiplie (trop souvent ?) les changements de rythmes. Fluctue constamment d’intensité. Hormis, « They live », plage qui ouvre l’opus, les compos sont essentiellement instrumentales et oscillent entre stoner et math-rock, tout en intégrant, circonstanciellement, des accents psyché.

Le combo caenais est manifestement ambitieux. Or, non seulement la qualité du son est loin d’être optimale, mais en outre, les compos soufflent le chaud et le froid. Les bonnes idées foisonnent, c’est sûr. Et puis certains riffs sont épatants. Comme en intro d’« Attila » ou sur « Empress ». Mais cette recherche constante de la complexité nuit à l’ensemble.

Bref, il y a un fameux potentiel chez ce combo. Et une fameuse marge de progression. Aux musicos de trouver la bonne formule, pour ne pas disparaître, comme l’animal qui lui sert de patronyme, en pleine période du Jurassique…

mercredi, 12 avril 2017 11:50

Return to love

Après avoir publié deux elpees sur de petites structures, LVL-UP vient de graver son troisième opus chez Sub Pop, le légendaire label établi à Seattle. Ainsi, après avoir écumé les salles new-yorkaises, le groupe peut dorénavant espérer une meilleure couverture. Et tout particulièrement une mise en forme bien plus raffinée ; et bien  loin du DIY.

Caractérisé par des cordes de gratte acoustiques mais saturées, « Hidden Driver » ouvre la plaque. L’ombre de Neutral Milk Hotel plane. Tout au long des dix plages, LVL-UP injecte une énergie bien punk et toute juvénile dans ses mélodies, qui se révèlent particulièrement efficaces. A l’écoute des solos de gratte (« Blur », « Pain ») et des parties vocales –que se partagent pourtant les trois musiciens– on ne peut s’empêcher de penser à Stephen Malkmus. Ou alors à Dinosaur Jr.

Plutôt qu’un « Return to Love », cet opus célèbre un retour à l’indie rock des 90’s. Ou alors lui rend hommage. Jouissivement ! A moins que ce ne soit un exercice de style destiné à en faire une synthèse. Et si le challenge est réussi, de toute évidence, cette musique a certainement dû bercer les musicos, tout au long de leur jeunesse.

 

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