Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare,…

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Stéphane Reignier

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Ce samedi 5 mars, l’hémicycle du Botanique accueille Antoine Hénaut. Il est venu défendre les couleurs de son deuxième opus, « Poupée Vaudou », dont est issu le titre radiophonique « La vie s’écoule ». Auteur, compositeur, interprète et parfait autodidacte, l’homme à la chevelure hirsute est originaire d’un bled situé au sud-ouest de Mons, qui porte le doux nom d’Onnezies. Flanqué du guitariste Max Giordano, il s’essaie à ses débuts dans différents projets de chanson française. A ses dépens, puisque le succès n’est pas au rendez-vous ! Il est remarqué en 2010 par Marc Pinilla, du groupe Suarez, qui lui donne le coup de pouce nécessaire pour lancer sa carrière, qui prend alors un virage à 180 degrés. De cette rencontre, naîtra une amitié et une collaboration transversale qui est toujours d’actualité. Dès 2011, il assure les premières parties de Michel Delpech, Les Ogres de Barback, Axelle Red ou encore Brigitte…

Faon Faon se charge du supporting act.

Vers 20 heures, le duo réunissant Fanny Van Hammée et Olympia Boule prend place devant une fosse tristement mi-remplie (NDR : ou mi-vide, selon).

Le truc de ces deux jeunes femmes, âgées d’une vingtaine d’années seulement, c’est un savant mélange d’électro tribale et de folk.

Les gonzesses, vêtues de blanc pour l’occasion, sont accompagnées d’un troisième larron. Grosses chaussures, chaussettes retroussées et pantalon trop court, ce dernier semble sortir tout droit d’un album de Tintin !

Minimaliste, le set est particulièrement intimiste, flirtant de temps à autre avec celui d’une certaine Emilie Simon.

L’ambiance feutrée et l’acoustique particulière de la salle se prêtent admirablement bien à l’expression sonore du moment.

Dès les premières envolées musicales, les biches se sont vite évadées de leur torpeur naturelle pour emmener le public vers des cieux tendrement naïfs, sauvages et empreints d’onirisme.

D’une durée d’environ 40 minutes, le show s’est clôturé par un hymne à… l’humour ! Devant un public conquis !

Lorsque Antoine Hénaut et sa clique montent sur l’estrade, vers 21 heures, le parterre, nettement moins clairsemé, grouille de fans impatients !

Lunettes noires sur le nez et veste grise sobre, Antoine Hénault affiche une attitude qui laisse transparaître une certaine timidité, vite dissipée après avoir largué quelques plaisanteries façon ‘Tatayet’, provoquant ci et là quelques éclats de rire.

Lorsque par exemple, en prenant une bière, il se retourne et lance au claviériste un ‘Allez, synthé hein !’

A titre anecdotique aussi, il aime rappeler que, petit, il était un passionné de cirque. Il fréquentera d’ailleurs assidûment l’école créée, il y a près de trente ans maintenant, par son défunt père.

Manifestement, les acquis sont restés intacts puisque l’artiste, soutenu par deux circassiens,  s’est livré à un magnifique numéro de jonglerie.

On comprend rapidement que derrière cette fausse exubérance se cache un fils meurtri par la perte d’un être cher à son cœur et rendre cet ultime hommage était primordial à ses yeux !

S’il manie fort bien les quilles, la voltige des mots n’est pas en reste ! Au contraire ! En utilisant des doubles sens intelligemment écrits et pensés, l’écriture du jeune artiste est plus incisive que sur le précédent opus. La maturité a fait son bonhomme de chemin !

Ce qui frappe, c’est la facilité et la subtilité déconcertantes avec lesquelles il parvient à décrire un quotidien fait d’espoirs et de tracas. Le tout en maniant énormément le second degré. Citons pêle-mêle « Comme un grand », « La vie s’écoule », « Sportif » ou encore « De la musique ».

Au fil des chansons, il évoque ses peurs, ses faiblesses, ce qui l’amuse ou l’ennuie. Il n’est sûr de rien, mais reste assidûment curieux de tout ce qui l’entoure ! Ce paradoxe le rend d’autant plus attachant et fragile. Une sorte d’homme enfant en quelque sorte !

Mais quoiqu’il en soit, ce soir, on épinglera la caisse de résonance de son concert, accordé à la Rotonde !

(Organisation : Botanique)

lundi, 14 mars 2016 11:21

C’est la crise

En choisissant un patronyme aussi déjanté, La Moutarde Me Monte Au Nez nous a rapidement fait comprendre que l’acidulé était son créneau.

Fondé au début du millénaire, cette formation compte plus de 250 concerts à son actif (NDR : essentiellement à travers l’Hexagone), et « C’est la crise » constitue déjà son quatrième album !

Question piquant, on peut difficilement faire mieux ! On est à mille lieues des discours pompeux de l’Académie française façon Jean d’Ormesson. 

Ici, l’humour est en effet ravageur et plutôt graveleux. A ne pas mettre entre toutes les chastes oreilles !

Il suffit de s’en convaincre en écoutant « Classé X », au cours duquel le chanteur s’évertue à clamer ‘J’arrache ta culotte. Et déjà, tu te frottes. Je te bouffe la chatte à n’en plus finir’. Très subtil !

Composé d’une face ‘licenciement’ et d’une face ‘divorce’, le disque veut reproduire les sensations de l’écoute d’un bon vieux vinyle ; support que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître…

Les textes sont subversifs et faussement intellos. Les thématiques sont certes pimentées, mais apolitiques. Elles dépeignent le quotidien sociétal : la crise, la malbouffe, les rencontres sur le net, etc. Jouer sans surjouer, tel est leur fer de lance !

Influencé par les yéyés, le sextet a souhaité néanmoins réaliser un album contenant une large palette de sonorités musicales. L’opus oscille entre electro (NDR : « Nouveau départ », une très belle plage d’ouverture caractérisée par son craquement nostalgique) et morceaux tantôt plus pop à coloration sixties, tantôt plus rock.

Et finalement, plutôt contemporain, l’LP s’avère de très bonne facture. Une très jolie surprise !

 

lundi, 14 mars 2016 11:20

Avalanche

C’était en 1996 ! Son génialissime « La nacelle » envahissait les ondes radiophoniques. Le temps passe vite, mais il n’altère en rien le talent de cet artiste !

Paru sur le label belge Crammed Discs, cette chanson lui avait permis de se hisser au sommet de la gloire entraînant par la même occasion une tournée de quarante-cinq dates à travers la France en première partie d’Obispo himself !

Les deux elpees suivants, « La nuit des balançoires » et « L’homme en noir » –tous deux enregistrés à neuf ans d’intervalle– avaient connu, eux aussi, une certain succès critique et d’estime !

Flanqué de ses fidèles compagnons qui l’ont accompagné durant sa tournée, soit Jérôme Mardaga (Jeronimo) aux guitares, Calogero Marotta à la basse, Jérôme Danthinne à la batterie et Vincent De Bast aux claviers, le gaillard a mis les bouchées doubles puisque la gestation du petit dernier n’a pris que deux petites années !

« Avalanche » n’est pas qu’un disque ! C’est une messe où les riffs de guitares foisonnent ! Ils résonnent comme une provocation ! L’addiction devient presque obligée et malsaine !

C’est aussi une expression littéraire à lui tout seul ! Hugo est un obsédé … textuel. Il a fait le choix des armes en français !

Un paradoxe même peut-être ! Il dépeint des textes sombres entre candeur et tendresse vocale et naïveté presque naturelle (« Hey mon ami »).

Enregistré en Belgique et en France, on y retrouve la même couleur mélodique qui a fait son succès d’autant. Un relent de pop sucrée, atmosphérique avec une résonance anglophone quasi échographique.

On épinglera l’hommage vibrant fait à Michel Delpech, disparu tout récemment dans « Michel D. » !

Un travail d’orfèvre !

 

lundi, 29 février 2016 18:17

In extremis

Au grand dam de ses fans, il n’est jamais pressé de garnir les bacs des disquaires. Il revendique même une certaine nonchalance dans ce domaine !

La sortie de ce nouvel opus n’échappe pas à cette règle quasi immuable, puisque sept années se sont écoulées depuis la publication du précédent elpee studio.

Cabrel n’est pas devenu oisif pour autant ! Cette période a, en effet, été propice à la diversification de ses projets : son adaptation de chansons de Dylan (« Des roses et des orties »), sa comédie musicale réalisée en compagnie des petits chanteurs d’Astaffort (« L’enfant porte »), mais aussi le deuxième volet de l’œuvre « Le soldat rose ».

L’artiste évolue cependant bien dans son propre registre et affiche une constance qui fait de cette œuvre –sans surprises, certes– un recueil de chansons aux mélodies soignées et subtiles.

Tout au long d’« In extremis », l’homme s’affirme une fois de plus ! Sa plume est précise et sans équivoque. Elle donne naissance à des textes –comme souvent dans sa discographie–intelligents, incisifs et qui font mouche !

Cependant, l’abondance et la variété de thématiques est très susceptibles d’égarer le mélomane dans les méandres artistiques de son auteur.

Sans être exhaustif, il y aborde les vicissitudes de la politique tout au long de ‘Dur comme fer’ et ‘Pas si bêtes’, pour se fendre ensuite de deux chansons d’amour, genre qu’il avait délaissé depuis vingt ans ; et tout particulièrement sur « A chaque amour que nous ferons » et « Partis pour rester ».

« Pendant ce temps » rend un vibrant hommage à Mandela. « Dans chaque cœur » ressasse ses (bons) souvenirs catholiques…

Et il n’oublie pas d’adresser un clin d’œil à ses deux filles, à travers le magnifique « Les tours gratuits ».

Bref, la patte ‘Cabrel’ est toujours bien présente. Quelques accords de gratte et une orchestration minimale. La formule n’a pas changé, mais l’émotion a été amplifiée…

mardi, 23 février 2016 23:39

Nicolas Michaux revient en solo!

La cheville ouvrière d’Eté67 revient en solo. Son premier album « A la vie, à la mort » paraîtra le 02 avril prochain.

Le premier single, 'Croire en ma chance", est en écoute ici !
 
mardi, 23 février 2016 23:26

Ca sent le fauve !

150.900 kilomètres en trois ans de tournée. quatre fois le monde, chico.

FAUVE a commencé dans nos chambres en 2011. c'était notre sac de frappe. et puis, presque subitement, le projet s'est transformé en parcours initiatique, en quête de découverte de nous-mêmes et des autres. avec, comme carburant majeur, les concerts.

On voulait laisser une trace de ce voyage - physique et psychologique, de cette infinité de moments hallucinatoires et structurants. une image de ce qu’a été FAUVE sur scène et en tournée.

« 150.900 » est donc un album live mais aussi un document : vous y trouverez des morceaux enregistrés en concert, des extraits d’interviews*, des témoignages pris sur le vif et des trucs inédits.

 Le live de "Blizzard" peut être vu ici !

"Sebolavy", c'est le premier album publié par Mickael Furnon, depuis 2009.

Sept années passées loin des lumières, au cœur d'une France dont on ne parle jamais, à la campagne, là où le cynisme n'a pas encore tout dévoré.

Six années de recul, de composition acharnée, des dizaines de chansons qui sortent et qui rejoignent la corbeille, le doute, essayer encore et encore et encore.

Attendre de voir si on peut toujours le faire. Surtout, ne pas se répéter, ne pas y aller pour simplement y aller. Être fier, avoir envie, ne pas se retenir.

 “Sebolavy” est un disque aux failles spatio-temporelles formidables, c'est un homme qui regarde dans le rétroviseur sans jamais oublier que c'est la route, devant, qui compte plus que tout le reste.

Histoire d'éteindre sans attendre les commentaires contemporains idiots ou paresseux, ce titre ne doit rien à l'orthographe malade du sms roi, non.

Il provient de Robert Desnos, de Marcel Duchamp et enfin de Pierre de Ronsard. Plus poésie française que Nabila. Ce titre est peut-être un sourire en coin, c'est le temps qui coule, les amours qui s'effacent ou pas, les souvenirs d'une enfance où les parents fumaient dans les voitures et où le peuple existait encore.

Ce disque aux couleurs mouvantes, aux mélodies qui accrochent sans jamais insister, ce disque pop, rock, électro, sauvagement familier, c'est donc celui de Mickael Furnon, accompagné de quelques amis pour la circonstance qui, malgré ses trente ans de service, semble allergique aux rides.

Il ne voit plus le monde comme l'adolescent qu'il était mais il refuse pourtant de s'aveugler, d'abandonner. De simplement pointer.

Le single "En léger différé" est visible ici .

 

lundi, 22 février 2016 23:49

Skunk Anansie

A l'occasion de leur passage à Paris début janvier pour la sortie de Anarchytecture, Skunk Anansie a participé à la 503ème émission de Taratata pour interpréter leur premier single "Love Someone Else" ainsi qu'un duo explosif avec Shaka Ponk sur un medley de "Super Stupid + Ace of Spades".

À noter que le concert du 10 février au Trianon de Paris était complet !

Vous pourrez néanmoins les retrouver aux côtés de Volbeat et The Hives au festival des Artefacts le 25 juin à Strasbourg.

Le live de "Love someone else" à découvrir ici !

« Quand on m’a proposé Montand, j’ai dit oui instantanément ». Si l’acteur Lambert Wilson ne se sent pas influencé par l’acteur Yves Montand, il n’est pas loin de voir en lui un modèle dans la manière de chanter : « Il se sert des mots pour raconter des histoires. Nous sommes très proches dans la sensualité de l’articulation. »

Wilson chante Montand contient ainsi les grands classiques immortels comme "La Bicyclette", "Les Grands Boulevards" ou "Syracus"e, mais aussi quelques raretés comme "Les Bijoux", composé par Léo Ferré sur un poème de Charles Baudelaire, "Casse-têtes",de Gébé et Philippe-Gérard ou "Sanguine", de Jacques Prévert et Bob Castella.

La sortie de l’album est prévu pour le 12 février 2016.

Découvrez un extrait ici !

 

 

lundi, 22 février 2016 21:24

Comme un poisson dans l'eau

Depuis 10 ans, Tom Poisson fait des chansons comme on joue au Lego : par intuition, par curiosité. Par goût du partage et du bricolage.

Ses albums solos et ses diverses collaborations (Les Fouteurs de Joie, The Nino's chantent Ferrer) le poussent à traverser plusieurs fois l'Hexagone (500 concerts en 6 ans).

Avec l'Homme qui rêvait d'être une girafe en 2013, il s'aménage une passerelle entre récit, chanson, image et mise en scène. Cette expérience dédiée au jeune public le décomplexe quant aux formes employées et le pousse bientôt à écrire Heureux comme les cerfs-volants.

Il s'agit cette fois d'une combinaison triangulaire de 12 chansons, d'une nouvelle de 35 pages ainsi que d'un spectacle musical et cinématographique. Bien que parfaitement dissociable, chaque élément vient nourrir les autres : une interaction ingénieuse qui évite tout forme de redondance. C'est l'histoire de Fleur, Hugo, Jean-Paul, Foued, Lili, Chérif (...) Les amours et les amitiés se nouent et se dénouent. Les évènements de la vie s'avèrent implacables. L'ombre côtoie la lumière dans l'autodérision.

La vidéo de "Cerfs-volants" c'est ici !