Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de son nouvel album, « Adult Romantix », prévue pour le 22 août via son nouveau label Winspear. Cet elpee, inspiré par des textes de la période romantique comme…

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La couleur intérieure de The Intemperate Sons…

The Intemperate Sons a fait irruption sur la scène rock alternative de Dallas (Texas), à l'été 2019, se distinguant immédiatement par un son mêlant riffs de guitare brûlants, mélodies obsédantes et profondeur émotionnelle brute. En 2021, son talent…

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Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Il neige en Syrie

Fondé en 1999, ce trio canadien s'est illustré, au cours de ces trois dernières années, lors de différents concours organisés au Québec (Envol, Macadam, Francouvertes, Polliwog). C'est également de sa capitale du même nom que Purge est originaire. En toute logique, les textes sont écrits dans la langue de Voltaire. Pour la plupart, ils sont issus de la plume de Yannick Essertaize, en outre préposé à la basse. Mais des textes excellents, brillants mêmes. Poésie juvénile décapante hantée par les spectres de Jacques Prévert, Renoir ou encore Blaise Cendrars. " Blaise Cendrars ", c'est d'ailleurs la meilleure chanson de l'album (NDR : leur deuxième). Et la plus contagieuse ! Chantée en duo décalé, par Yannick et sa sœur Sophie (NDR : c'est son unique participation à l'opus !), avec pour seul accompagnement majeur une guitare acoustique, elle est tramée sur une toile de fond atmosphérico-psychédélique. Une perle ! Autre fragment acoustique, " Jacques Prévert " épouse des ondulations mélodiques, mais avec davantage de punch. Yannick n'a pourtant pas une voix extraordinaire, mais dans le style, elle passe bien la rampe. Ah oui, le style ! Pas forcément acoustique comme vous auriez pu le supposer. En fait le guitariste, Eric Leblanc, possède plus d'une corde à son manche électrique. Autrement dit, il est capable d'adopter des styles totalement différents, suivant son inspiration. Parfois même, il à recours à l'overdubbing pour coupler le motifs imprimés sur sa six cordes ; des sonorités qui oscillent ainsi de la new wave stratosphérique ( Snake Corps, Sad Lovers & Giants) au metal industriel le plus menaçant (Nine Inch Nails, Ministry), s'autorisant même parfois quelques dérapages dans le hard rock (NDR : ce qui n'est pas toujours une bonne idée de vouloir égaler les performances nombrilistes de Van Halen…) Enfin, la richesse et la souplesse du drumming de Frédéric Talbot, qui a remplacé Martin Vallancourt, donnent davantage de corps aux compositions. Un reproche cependant : on a parfois l'impression que Purge cultive une certaine uniformité dans le ton. Une imperfection qui pourrait facilement être gommée, si le trio avait davantage recours à la formule semi acoustique. M'enfin, le groupe est tellement jeune, et son style tellement personnel, qu'il mérite franchement le détour. En outre, il effectuera une tournée en Belgique au cours de l'année 2003. Et paraît que sur scène, leur musique prend une toute autre dimension…

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

On TV

Au sein de ce quatuor issu de Baltimore (NDR : ça rime !), on retrouve Dave Voyles, un drummer qui a sévi chez Wrong Button, Tim Johnston, qui a joué au sein de Brikchead, le multi instrumentiste Daniel Black et surtout Roman Kuebler, un chanteur/guitariste qui a drivé les Roads to Space Travel de 1995 à 2000. Un musicien qui a également collaboré à l'enregistrement du dernier opus de Spoon, " Kill the moonlight ". Mini elpee sept titres, " On TV " fait suite à deux Eps parus successivement en 2000 (" The five dollars ") et en 2001 (" Nine hundred miles of fucking hell "). Un disque particulièrement dans l'air du temps aux States. Enfin, c'est la musique qui est dans l'air du temps. Le son est sale, garage, énergique, parfois ténébreux. Les guitares croustillantes, jacasseuses, distordues, mais mélodieuses. Et si la voix de Roman campe plutôt un hybride entre celle de Ian Mc Nabb et de Damon Albarn (Blur), elle possède des inflexions crâneuses, ricanantes, fort proche de celles de Julian Casablancas. C'est peut-être la raison pour laquelle, aux States, la formation est souvent comparée aux Strokes. Faut dire que les deux formations reconnaissent pour influence majeure le Velvet Underground. Pourtant, chez The Oranges Band, on ressent davantage de feeling britannique. Emprunté notamment aux Smiths. A l'instar de l'excellent " Civic minded 5 ". Une très bonne surprise !

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Insignifiance

Dans la discographie pléthorique de Jim O' Rourke, on recense surtout des collaborations menées tous azimuts. Depuis le percussionniste suisse Günter Müller au drummer d'AMM, Eddie Prevost, en passant par les bruitistes Voice Crack, et la formation new-yorkaise Sonic Youth, au sein de laquelle il et pratiquement devenu le cinquième membre. Sans oublier son travail d'arrangeur commis pour High Llamas ou encore son talent de producteur qu'il a mis au service de Smog et de Stereolab. Paradoxalement, " Insignifiance " constitue seulement son deuxième opus solo. Découpé en 7 fragments, il s'ouvre par un boogie sudiste (" All downhill from here ") digne du célèbre Lynyrd Skynyrd. Passé le titre maître aquatique et le 'velvetien' " Therefore I am ", le ton devient beaucoup plus minimaliste, Jim illustrant alors tout son savoir faire dans l'art d'injecter un zeste d'électricité (souvent à travers la slide) dans une structure acoustique. Avec pour résultat quatre chansons intimistes, fragiles, propice à la mélancolie, quatre plages qui bruissent délicatement au contact d'un vibraphone, d'un piano ou de cuivres ; quatre fragments caressés par son timbre vocal profond, légèrement grave…

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Heathen chemistry

On savait que les frères Gallagher vouaient une grande admiration à l'œuvre des Beatles. Et aux Beatles tout court. Faut même croire qu'ils portent des caleçons imprimés de caricatures puisées dans le " Yellow submarine ". Et des chaussettes brodées de titres de chansons des Fab Four... (NDR : et alors, y en a bien qui mettent des cravates à l'effigie des Simpsons...). Ouais ! Mais voilà, j'ai l'impression qu'ils ne sont plus hantés par l'esprit des Beatles, mais possédés. Une sensation qui transparaît sur plusieurs fragments de l'opus. Et tout d'abord sur " She is in love " et " Songbird ". Deux fragments qui font la part belle à la texture acoustique, nonobstant le filet de clavier, la trame de fond psychédélique ou le piano jazzyfiant. Deux compos directement inspirées par le " Double blanc " ! Fouetté de guitares cinglantes, distordues, " Better man " calque sa sauvagerie sur le " Cold turkey " du Plastic Ono Band de John Lennon ; alors que " (Probably) all in the mind " adopte un profil mélodique proche de " Tomorow never knows ". Mais le plus éloquent procède de " Born on a different cloud ". La voix reverb est lennonesque. Certains motifs de guitare piqués chez George Harrison. Et même les drums se la jouent à la Ringo Starr ! (NDR : manque plus que le bassiste se prenne pour Paulo !). Et Oasis lors ? Pas de problème, les aficionados y retrouveront leur compte. Depuis le 'wonderwallesque' " Stop crying your heart out ", enrichi d'arrangements de cordes et d'un mellotron, à " Little by litle " qui manifeste des echos empruntés à " Stand by me ", en passant par de multiples fragments généreusement électrifiés. En bonus track, on a même droit avec " Jam out ", à un instrumental qui célébre une hypothétique rencontre entre Fleetwood Mac et Ocean Colour Scene. Et si vous voulez mon avis personnel, sachez que si cet elpee ne brille pas par son originalité, il a le mérite de bien passer l'examen du tuyau acoustique : glam, mid tempo ou hymnique, Oasis demeure l'entreprise dont les fonctionnaires sont sans aucun doute les plus zélés du monde pop rock britannique...

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Let go

En 1996, ce trio yankee commettait un superbe premier elpee. Produit par Ric Ocasek, " Hig/Low " recelait le hit " Popular ", une chanson qui allait faire un tabac au sein des charts internationaux. Deux ans plus tard, leur deuxième opus, " The proximity effect ", essuyait les frais d'une production trop lissée. Avec pour conséquence un flop magistral, ponctué d'un conflit avec son label major (NDR : Warner Bros, pour ne pas le citer !). Faut dire que la maison de disques avait aussi attendu plus d'un an et demi avant de sortir le disque aux States. Une situation qui va pousser les deux parties à se séparer. Et c'est sous les couleurs de 'Labels' que Nada Surf nous revient avec " Let go ". Un disque qui recèle un tube en puissance : " Hi-speed soul ". Une compo que n'aurait pas renié New Order. Et puis le très beau" Killian's red ". Une chanson remarquable, contagieuse, parfois même menaçante, dont le sens mélodique rappelle Travis. Même le timbre vocal de Matthew Caws est aussi fragile que celui de Fran Healey. Un sens mélodique que l'on retrouve tout au long de l'opus (NDR : il ne faut pas oublier que le premier elpee de Travis était très électrique !) ; et en particulier sur le mélancolique " Inside of love ", la berceuse " Blonde on blonde ", et puis encore chez le poignant " Paper boats ", parcouru par un filet de mellotron. Tout au long des douze fragments de cet opus, Nada Surf a cependant le bon goût d'alterner chansons romantiques, troublantes et titres power pop plus allègres, contagieux. Et puis d'apporter un soin tout particulier aux harmonies vocales, parfois réminiscentes d'ELO. " Blizzard of 77 " lorgne même vers la période acoustique des Beatles (NDR: pensez au double blanc!). Mais ce qui fait la force de cet elpee, c'est la charge émotionnelle qui hante chacune des compositions. Un must !

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

We got this !

Après 20 années d'existence, les New Christs ont décidé de jeter l'éponge. Un point final précipité par la faillite du label Man's Ruin, qui promettait à la formation australienne, une renommée internationale. Marquez : pas de chance ! C'est finalement la maison de disques aussie 'Laughing outlaw' qui a récupéré les bandes issues des sessions d'enregistrement pour les reproduire sur ce Cd. Drivé par l'ex chanteur de Radio Birdman, Rob Younger, The New Christs mérite assurément le statut de groupe mythique. Pas seulement parce que les Datsuns, les D4 et les Vines en sont les héritiers naturels ; mais parce que ce combo incarne un des symboles les plus purs et durs du garage/rock'n roll indépendant aux antipodes. Et que leur manque de notoriété à l'échelle mondiale est une profonde injustice. Il existe au pays des kangourous et en Nouvelle-Zélande des artistes et des groupes de pop et de rock absolument fabuleux dont les échos ne parviennent que trop rarement en Europe. A contrario, des grosses cylindrées américaines gonflées à la pompe à fric bénéficient d'un battage médiatique dont la démesure frise l'indécence. J'arrête ici ma diatribe, je sors du sujet. Si vous voulez en prendre plein la figure, procurez-vous ce " We got this ! " ; 15 fragments de rock pur et dur qui libèrent un groove d'enfer, sans pour autant négliger l'aspect mélodique. Des guitares en pagaille, vivifiantes, querelleuses, jacassantes, en couches, psychédéliques. Un clavier rogné, poussiéreux. Une basse qui pulvérise tout sur son passage. Des drums frénétiques, à connotation punk pop. Une intensité constante. Des lyrics sarcastiques, sombres, dramatiques, chantés par la voix poétique de Rob, dont les inflexions oscillent entre Ed Kuepper et Ian Curtis. Il est cependant difficile d'assimiler cet album d'une seule traite. Ce n'est qu'au bout de la troisième ou quatrième écoute, qu'on parvient réellement à s'en imprégner. Tour à tour les images furtives des Stooges, de Steppenwolf, des Doors, de Sonic Youth et des Ramones traversent votre esprit. Même celle de Téléphone sur " Spit it out " et des Skids chez " On top of me ", une composition découpée dans la power pop hymnique. Ou encore de REM, sous sa forme la plus électrique, tout au long d'" I deny everything ". Mes coups de cœur vont quand même à l'irrésistible " Groovy times " (NDR : le titre !) et au fiévreux, doorsien " Sombrero ". Rob y emprunte même le baryton de Jim Morrison ! Sans oublier le chant du cygne " The party died ", plage érigée sur un véritable mur de guitares. Et le reste est tout aussi surprenant et sauvage. Un must posthume !

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Nirvana

Que pourrait-on encore raconter sur cet ensemble mythique qu'on n’a pas encore dit ? Même les différents qui opposent les membres survivants et la veuve Cobain sont étalés sur la voie publique. Apparemment, les antagonistes sont quand même parvenus à mettre de l'eau dans leur vin ; histoire de faire rentrer des royalties… Et des royalties il va y avoir, suite à la sortie de cette compilation éponyme. Les inconditionnels vont vouloir absolument se la procurer, puisqu'il recèle un inédit (" You know you're right "). La nouvelle génération aussi. Histoire de ne pas être en retard d'une guerre. Et enfin le commun des mortels. Puisque ce disque réunit tous les succès du groupe. Remasterisés, of course ! Depuis la cover de Bowie "The man who sold the world" à "About a girl", en passant par "Rape me", "All apologies", " Come as you are ", " Heart-shaped box " et l'inévitable hymne grunge des nineties "Smells like teen spirit", un morceau qui synthétisait alors toutes les inspirations musicales de feu Cobain, dont l'instabilité psychologique balançait entre apathie, rébellion et tendance à l'autodestruction …

 

jeudi, 01 avril 2004 02:00

Mclusky do Dallas (b)

"Mclusky do Dallas" constitue le deuxième opus de ce trio gallois responsable d'une musique féroce, sauvage, furieuse et terriblement excitante. Une musique directement inspirée par les Pixies. Et en particulier par l'album " Surfer Rosa ". Coïncidence, mais les deux elpees ont été mixés et produits par Steve Albini. En outre, les titres dépassent rarement les 2'30. Et les lyrics sont aussi humoristiques et malicieux. Seule différence, les vocaux. Si les Pixies pouvaient compter sur l'équilibre entre la voix de Black Francis et celle de Kim Deal, chez Mclusky, nonobstant certaines inflexions empruntées à John Lydon, le timbre d'Andy Falkous manque cruellement d'amplitude ; ce qui muscle encore davantage les compositions. Dommage, car ce Mclusky a vraiment la pêche !…

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

18

"Play", le dernier album de Moby s'est donc vendu à plus de 10 millions d'exemplaires, à travers le monde. Une fameuse performance pour ce New-yorkais d'adoption qui privilégie le travail sur le statut de star, auquel il pourrait prétendre. Surtout depuis que des grosses pointures lui refilent des compositions à remixer. Mais du vedettariat, Richard Melville n'en a rien à cirer. Il préfère bosser devant son ordinateur. Il est même devenu son ami intime, mais ne le répétez à personne. Bref, vu la mentalité de l'artiste, on devait s'attendre à un nouvel album de toute bonne facture. Surtout après avoir écouté le single " We are all made of stars ", dont la mélodie irrésistible évoque immédiatement Brian Eno (NDR : pensez à " Nerve net ", commis en 92). Malheureusement, on est loin du compte. Il y a bien les intimistes et minimalistes " Great escape " (Eyeless in Gaza ?) et " Sleep alone ". Le titre maître et " Fireworks. Deux instrumentaux romantiques et visionnaires qui pourraient servir de bande sonore de film. Le rythm'n blues " Another woman ", dont le groove viscéral est alimenté par une basse hypnotique (MC900Ft Jesus ?). Le psyché frémissant " Signs of love " (Kurt Ralske ?). " Extreme ways " au refrain contagieux. Et enfin, " Sleep alone ", hanté par le spectre de Ian Curtis, nonobstant une forme davantage éthérée. Mais le reste m'a laissé sur ma faim. Que ce soit " At least we tried ", pâle pastiche du Neil Young le plus 'harvestien', le trop intimiste (NDR : enfin, tout dépend du sens accordé au terme intimiste !) "Harbour", pourtant caractérisé par un duo échangé entre Moby et Sinead O' Connor, ou encore " Street of Philadelphia ", à mon humble avis un peu trop pompé chez Springsteen. Pire encore, six fragments s'égarent dans la soul/gospel. Et c'est sans doute ici que Moby s'est planté. Car ces vocalises ne remplaceront jamais les bonnes vielles voix blues trempées dans le Mississipi (NDR : qui a dit le whiskey ?), qui prévalaient sur " Play ".

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Under rug swept

Alanis a un fameux caractère. En quelques mois elle est parvenue à virer son fidèle collaborateur, Glen Ballard, s'est brouillée avec Madonna, qui n'est autre que la patronne du label sur lequel elle est signée, et a défrayé la chronique en se payant un flirt avec Jessica Parker, au beau milieu de la série télé " Sex in the city ". En outre, cette Canadienne n'en rate pas une pour se payer la tête des machos ou de tailler le portrait de l'homme idéal. A travers les lyrics de ses chansons, notamment. Et c'est encore le cas sur " Under rug swept ". Son quatrième opus. En particulier sur " Flinch ", " So unsexy " et " A man ". Ce qui ne l'a pas empêchée de recevoir le concours de collaborateurs mâles. Et pas n'importe qui, puisqu'on y retrouve Flea (Red Hot Chili Peppers), Dean De Leo (Stone Temple Pilots) ou encore Eric Avery (ex Janes's Addiction). Les braves types ! Et pour démontrer qu'elle est capable de se débrouiller toute seule, elle a assuré la production de son opus. Si Alanis possède toujours ce timbre vocal falsetto fiévreux, grondant, son elpee nous a laissé sur notre faim. Hormis les trois premiers fragments, les chansons se fourvoient progressivement dans la ballade fromatée. Et ce n'est pas l'apport de boucles ou de rythmes hip hop qui y change quelque chose. Dommage, car l'hypnotique " Narcissus ", le contagieux " Hands clean " et le percutant " 21 things I want in a lover " ont une pêche d'enfer…